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19/07/2017 à 08:58
En moyenne, 22% des côtes de l'Hexagone reculent de 8 cm par an, sous l'effet de l'érosion pro...

///   Quand le littoral de l'Hexagone est « grignoté » par l'érosion, les parlementaires réagissent !

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En moyenne, 22% des côtes de l'Hexagone reculent de 8 cm par an, sous l'effet de l'érosion provoquée par l'Océan. Face à ce phénomène qui pourrait s'avérer problématique, les parlementaires aident les élus à trouver des outils juridiques.

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Sous l'effet de l'érosion, 20 000 km de littoral français diminuent à petit pas. En effet 22 % des côtes reculent de 10 cm jusqu’à 8 m par an en moyenne. 

Ce phénomène inquiétant et qui provoque une montée des eaux, un recul des dunes, et un effritement des falaises, touche plus particulièrement l'Hérault, le Gard, les Bouches-du Rhône, la Charente Maritime, la Gironde, le Var et la Manche.

En effet, ces départements côtiers, qui ont tendance à subir  des déséquilibres produits par les ports, les barrages , les digues, ou encore la houle de l'eau, observent un recul supérieur à 0,50 mètre par an

En France, 142 communes enregistrent un recul de 50 cm par an, et dix-neuf de plus de 3 m. Pour donner un ordre de grandeur, c'est comme si 3 100 terrains de rugby ( soit 26 km2 ) venaient à disparaître en un demi-siècle.

La présence humaine et l'implantation d'activités à proximité de l'océan (notamment d’hôtels et de maisons), rendent ce phénomène  d'autant plus inquiétant.

Trouver des solutions 

Ainsi, en janvier, les sénateurs ont débattu d’une proposition de loi portant sur « L’adaptation des territoires littoraux au changement climatique ». Ce texte a été proposé par les députés socialistes Chantal Berthelot (Guyane), Pascale Got (Gironde), et Bruno Le Roux

Ce texte vise essentiellement à fournir des outils juridiques aux élus locaux concernés qui sont souvent démunis face à ce phénomène inévitable. Mais la proposition de loi a aussi pour objectif d'aider les élus à prendre des précautions pour prévenir l'érosion, ainsi que des mesures pour relocaliser ou indemniser les infortunés propriétaires touchés par ce problème.

Quand la Nouvelle-Aquitaine réagit

Pascale Got a été une des premières personnes se confronter sérieusement au problème. Déjà en  décembre 2016, elle appelait ses collègues à réagir face à l'importante érosion que subit la Nouvelle-Aquitaine. 

En effet, la région est sujette aux tempêtes à répétition. Selon une étude de l’Observatoire de la côte Aquitaine, l’hiver 2013-2014 a été particulièrement rude pour la région. La ville de Soulac-sur-mer, notamment, avait perdu 40 m de plage, quant au littoral Sud-Ouest, il avait subi des reculs de 10 à 20 m. 

A présent, l’érosion s’élève en moyenne à 2,50 m par an en Gironde et à 1,70 m dans les Landes. D'ici 2050, les parties sableuses pourraient connaître un retrait de 50 m. Quant aux secteurs rocheux, ils pourraient perdre 10 à 27 mètres. 

Des infrastructures qui risquent d'être submergées 

D'ici 2100, la surface de l’océan s’élèvera d’environ un mètre, ce qui menace pas moins de 432 800 édifices en métropole, et 24 600 en outre mer. Le député de la Gironde connaît bien ce problème, puisqu'elle compte dans sa circonscription « le Signal », un immeuble dressé au bord de la plage de Soulac-sur-mer, et qui subit l'érosion de plein fouet.

Non seulement le bâtiment est construit sur une dune prête à s’effondrer, mais il est également à moins de 20 mètres de l’océan, ce qui le fragilise considérablement.  Ainsi, en janvier 2014, les autorités publiques ont été contraintes d'évacuer les habitants des lieux.

Depuis, ces derniers ont entamé une bataille juridique qui empêche leur indemnisation. La proposition de loi contient justement un amendement à leur intention. 

Mais elle propose aussi une construction mieux adaptée aux caractéristique du territoire. 

En effet, Pascale Got explique : « Jusqu’à présent, il n’existait que des zones rouges, où l’on n’avait pas le droit de faire quoi que ce soit, et les zones bleues, où l’on pouvait construire n’importe comment. Il manquait une notion plus subtile qui permette le maintien momentané d’activités sur des terrains que l’on sait condamnés à une échéance de vingt ou cinquante ans. ».

 

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