Ecomnews - Adds
Les Maires des Alpes-Maritimes représentent 70% de la commande publique mais attention danger !
Par Olivia Oreggia publié le 14 NOV 2018 à 09:00
Les maires, élus locaux et décideurs publics des Alpes-Maritimes tenaient leur 2e salon le 9 novembre au palais Nikaïa à Nice. Parmi leurs inquiétudes : la baisse des dotations de l’Etat et avec elle, leur difficulté à soutenir le tissu économique local.

Comme pour tout salon, celui-ci regroupe son lot de stands et d’exposants. Parmi eux, de grands groupes comme la Poste, Orange, GRDF ou Groupama. Il y a aussi des PME et TPE. Votpak et sa cabine de vote pour tous, adaptable aux électeurs à mobilité réduite. Urbasolar et ses solutions photovoltaïques.

Le niçois Osteel Light et ses systèmes d'éclairage intelligents, écologiques et moins énergivores. La Société Métallurgique de Corbenay est venue de Haute-Saône présenter Pieto, ses silhouettes de prévention dont elle équipe déjà les abords des passages-piétons de 500 communes.

France-Haie vient quant à elle en voisine, de Villeneuve-Loubet où elle emploie 9 personnes. L’entreprise se présente comme le leader du feuillage artificiel et des murs végétaux synthétiques.

?id=Si0QecKtAapREV4OVvYp7Eun3UKfXtyf

« Les collectivités représentent 25% de notre activité », nous explique Dorothée Gault, sa dirigeante. « Surtout dans les Alpes-Maritimes et le Var, mais pas seulement. Nous répondons à une problématique de végétalisation sans consommation d’eau, sans aucune dangerosité et recyclable. »

Dans les allées du salon, l’on croise également de nombreuses enseignes du BTP. Sans surprise.

Aménagement urbain, logement, transport, logements sociaux, voirie… la commande publique y est évidemment capitale. En France, elle représenterait 75% de l’activité.

Et ce lien si précieux est aujourd’hui fragilisé par la baisse des dotations de l’Etat et de suppression à venir de la taxe d’habitation. C’est une inquiétude que partagent les entreprises concernées et les élus.

« A nous tous ici, nous représentons 70% de la commande public. L’Etat seulement 30% », rappelle ainsi Christian Estrosi devant un parterre d’édiles et autres élus maralpins.

« C’est un effet de levier considérable ! » Et le maire de Nice et président de la métropole NCA de citer en exemple les 300 millions d'€ publics investis dans l’Opération d’Intérêt Nation Eco-Vallée qui ont « rapporté 900 millions d'€ d’investissement privés » (le protocole financier évoque 2 milliards d’euros d’ici 2026).

?id=ncRRiWVcuOALe3Cpe78wE0iRBnkHREyN

« L’installation d’IBM qui voulait au départ aller à Londres, de Schneider Electric, de Bosch, de Veolia et d’EDF qui ont implanté leur laboratoire de recherche avec l’université Nice Sophia Antipolis, c’est un peu toute cette dynamique que nous avons générée. »

Dans les plus petites communes, les craintes se disputent au pessimisme. Le président de l’Association des Maires des Alpes-Maritimes, Honoré Colomas, s’en fait d’autant plus le relais qu’il dirige lui-même Saint-André-de-la-Roche, au nord de Nice et qui compte à peine plus de 5000 habitants.

« On le sent dans nos communes, si nous n’avons plus l’argent pour investir, c’est une catastrophe pour notre économie ! »

Services, fournitures, construction, mobilité, numérique…en France, l’OCDE estime que la commande publique à 15% du PIB.

Ecomnews - Adds