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Quels sont les chiffres de la mobilité étudiante entre les régions ?
Par Diallo Anna publié le 22 JAN 2019 à 11:51
Réalisée à partir de données recueillies par l’INSEE, une étude sur la mobilité étudiante en France révèle qu'un grand nombre de bacheliers quitte le territoire où ils ont obtenu leurs diplômes, sans pour autant sortir de leur académie d’origine.

Alors qu’ils sont 60% à poursuivre leurs études ailleurs que dans le territoire, et 50% à déménager, seulement 20% d’entre eux changent d’académie. En cause le manque d’un certain nombre de formations, qui ne sont pas toutes proposées, tel que celles lié à la santé.

Une autre information que vient confirmer cette étude est la faible mobilité des jeunes issues d’environnements défavorisés.

Les raisons de ce manque de mobilité sont souvent lié aux déménagements et navettes trop coûteuses. En effet le fait de résider “loin des grands pôles universitaire, [ainsi que] des contraintes financières plus fortes, sont susceptibles de peser sur [leurs] choix”.

L’institut insiste sur le fait que “les différences selon l'origine sociale sont les plus fortes pour les mobilités de plus longue distance avec changement d’académie, qui nécessitent dans six cas sur dix un déménagement”.

Pour parler de chiffres, l’étude estime à 19% les jeunes bacheliers “socialement défavorisés” continuant leurs études hors de leur académie d’origine... Contre 26% parmi les jeunes issus de milieux “très favorisées”.

L’objectif pour ces jeunes diplômés semble être de s’orienter vers le grand pôle régional le plus proche de chez eux, créant ainsi une différence géographique très importante.

En effet sur les 6 flux les plus conséquents, 5 sont des échanges entre académies d’Ile-de-france et particulièrement les académies de banlieue, comme Versailles, Créteil, etc., vers Paris. Cela représente plus de 8 étudiants sur 10 dans cette région, contre 6 sur 10 sur le plan national.

Jérôme Fabre, co-auteur de l’étude, communique qu’en ce qui concerne l'effectif de jeunes quittant Paris pour la banlieue “il reste dans la moyenne nationale (22%), et [ils] sont orientés vers l’académie de Versailles pour la moitié, et vers Créteil pour un tiers”.

Enfin le choix des jeunes étudiants dans leur mobilité différe aussi selon le profil des académies. Lorsqu’il existe dans leurs villes de grands centres universitaires, comme c’est le cas à Rouen et à Lyon, les bacheliers sont moins mobiles.

Contrairement à des villes comme Lille, Nancy, Rennes, et Metz où la mobilité est assez forte même si les jeunes restent souvent dans leur académie d’origine.

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