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Côte d'Azur : La saison inquiète les professionnels du tourisme
Par Sanya Maignal publié le 02 JUIL 2020 à 08:00
Après une activité et les chiffres d'affaires inexistants depuis février, les pertes importantes, les professionnels du tourisme espèrent relancer la saison, attirer les touristes et arriver à un taux d'occupation en ce qui concerne l'hôtellerie de 40%. La montagne tire son épingle du jeu.

Les enjeux sont très importants sur la Côte d'Azur. Si le tourisme représente au niveau national 8% du PIB, dans les Alpes Maritimes on parle plutôt du 18% voire même 50% pour certaines destinations et notamment stations balnéaires comme Nice et Cannes.

Depuis le mois de février l'activité en termes d'offre et de demande est égale à zéro ! La perte sur la Côte d'Azur est évaluée, pour le moment à 1,3 milliard d'euros (il s'agit de la perte de valeur ajoutée).

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Recréer le désir d'accueillir et de venir

L'hôtellerie, avec 98% des établissements fermés pendant le confinement, le transport aérien, devenu inexistant, et le MICE sont complètement sinistrés. Le CRT lance un plan d'action vise à aider à relancer l'offre et la demande.

"La relance de l'offre ce sont tous les plans qui ont été engagées pour soutenir l'activité et les professionnels, précise David Lisnard, maire de Cannes et Président du Comité régional du tourisme lors d'une conférence de presse. Des mesures ont été mises en place pour que le secteur survive en termes de trésorerie ainsi que les investissements qui doivent renforcer l'offre dans les prochains mois pour réamorcer une spirale vertueuse du développement".

En ce qui concerne la demande ce sont les aides au pouvoir d'achat et la campagne de promotion de la destination Côte d'Azur France et de tous les lieux touristiques.

Dans un premier temps le but était de promouvoir la destination auprès des locaux puis des Français et par la suite pour la zone Schengen. Deux millions d'euros ont été investis, dont un quart du privé et le reste entre autres par les offices du tourisme et le Conseil départemental qui a rajouté une enveloppe supplémentaire de 300 000 €.

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Estimations rassurantes

A l’arrêt depuis février MICE (meetings Incentives Congress & Events) est totalement oublié du discours public. Le Palais des congrès de Cannes, par exemple, enregistre un CA de -25M€ de chiffre d'affaires alors que c'est une PME.

Le tourisme d'affaires est à protéger et relancer tout en respectant les protocoles sanitaires, estime David Lisnard :

"Certains pays asiatiques et des landes allemands se sont relancés dans le tourisme d'affaires, si le gouvernement ne fait rien, on va se faire voler nos clients", déplore le Président du CRT.

Néanmoins, il y a du positif, l'activité pourrait bientôt reprendre à Cannes avec le Salon de la plaisance et Events. Le Maire de Canne se veut optimiste, même s'il y a encore beaucoup d'incertitudes.

Le deuxième point positif est du coté du transport aérien avec des liaisons qui ouvrent à l'aéroport de Nice Côte d'Azur : 79 destinations dont 17 nationales et 62 internationales.

En ce qui concerne l'hôtellerie 50% des capacités sont ouvertes. Le taux d'occupation est passé de 0 à 15% en juin mais, par rapport à la même époque l'année dernière, en chute entre 60 voir 70 points. Les grands hôtels ouvrent espérant retrouver leur clientèle.

Les tendances pour juillet et août, qui était très bonnes avant la crise, sont abordées aujourd’hui avec beaucoup d’inquiétude et incertitude. Les confirmations des réservations dépendront des capacités de se déplacer et de l'évolution de la maladie. David Lisnard espère que le taux d'occupation en juillet atteindra 40%

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La montagne ça nous gagne

Alors qu'au niveau national les réservations à la montagne sont en baisse de 2 % par rapport à la même période de l'année dernière, la tendance dans les Alpes du Sud est inverse.

Les professionnels notent une augmentation de 5,6% par rapport à la même époque de l'année dernière même si les réservations se sont déclenchées tardivement à partir du 11 mai. Les estimations concernant la montagne sont donc rassurantes : la clientèle locale sera nombreuse à passer entre 2 et 7 jours dans les stations.

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