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La DataCup, un projet perpignanais pour diffuser les savoirs jusqu'en Afrique
Par Christol Léa publié le 13 MAI 2019 à 12:42
Au Soler tout proche de Perpignan la société Mind & Go est l’une des 24 startups d’Occitanie sélectionnées pour le Salon Vivatech, du 16 au 18 mai à Paris. Spécialiste des solutions de gestion OpenSource, l’entreprise a développé la DataCup. Pour en savoir plus sur cette innovation, Ecomnews a interviewé le chef de projet Pascal Betschen.

Expliquez nous en le principe de la DataCup ?

La DataCup est un projet porté par la société Mind & Go, spécialisée en solutions de gestion OpenSource et basée au Soler à quelques kilomètres de Perpignan.

Il s'agit d'un boîtier qui permet de proposer de façon déconnectée, l'accès à des ressources numériques, libres de droits sur tous types de supports disponibles pour les usagers, que nous avons au préalable chargées sur le système.

Pouvez-vous nous expliquer la genèse de la DataCup ?

En 2015, lors d'un séjour prolongé à l'institut français de Niamey (Niger), nous avons commencé à réfléchir sur le fait de proposer des ressources numériques libres de droits en totale autonomie.

Nous avons également commencé à travailler avec le HCR (l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés) et en 2017, nous avons mis en place les premières Datacup dans les camps du Niger. Actuellement, nous travaillons avec l'université de Niamey où 19 exemplaires sont déployés.

Quel est votre projet avec l'université de Niamey au Niger ?

Il faut savoir que les étudiants n'ont aucun accès internet. Ils ont tous plus ou moins accès à la 4G, mais cela coûte très cher. Dans l'université, il n'y a également pas d'intranet ni d'Environnement numérique de travail, comme nous pouvons le trouver sur les campus universitaires européens et français, ce qui fait que l'ensemble des ressources produites dans l'université ne sont pas accessibles aux étudiants.

Un des axes du projet est de centraliser l'ensemble des ressources numériques au niveau des bibliothèques universitaires. Nous avons donc récupéré et catalogué les thèses et mémoires pour les intégrer sur chacune des DataCup. Nous souhaitons que les savoirs puissent se diffuser.

Visez-vous d’autres territoires que le Niger ?

Nous sommes ouverts à tous les continents, en particulier aux zones d'urgences ou difficiles d’accès. En Afrique, par exemple, nous nous sommes rendu compte d'une difficulté sur le continent qui est le manque de réseau internet et de stabilité électrique.

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Quels sont vos futurs projets ?

Nous sommes en étude avec des ONG qui interviennent au Burkina Faso et qui construisent des projets scolaires incluant la Datacup. Nous avançons au même moment sur un autre programme avec des officiels Burkinabé, qui sont venus nous rendre visite en début d'année.

Nous avions également bien avancé avec une fondation à Haiti, mais au vu des tensions actuelles dans le pays depuis novembre, le projet se voit un peu repoussé. Nous avons aussi de plus en plus de contact avec le Maroc, notamment pour des écoles primaires.

Actuellement, Florent Thomas, le responsable de Mind & Go et co-créateur de la DataCup, est avec Business France sur un voyage à Abidjan et à Nairobi. Nous cherchons à développer le concept et à trouver des partenaires.

En parallèle, nous commençons à nous diriger vers d'autres sphères comme le domaine agricole.

Vous avez été sélectionné pour faire partie des quelques startups d’Occitanie qui exposent à Vivatech. Que vous apporte ce salon ?

Nous sommes contents d’y participer. Il va nous apporter de nouveaux contacts, car la DataCup intéresse beaucoup de monde. L’événement peut également nous apporter beaucoup plus de visibilité avec de nouvelles opportunités.

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