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Département de Gironde : Quel plan d'actions pour Jean-Luc Gleyze en cette rentrée ?
Par Redaction publié le 13 SEPT 2019 à 09:16
Pour cette rentrée 2019-2020, Jean-Luc Gleyze a présenté ses perspectives et ses priorités économiques pour le Département de la Gironde.

Cette rentrée politique a une dimension particulière avec le décès de Philippe Madrelle. Il a posé les bases de l’action départementale avec les lois de décentralisation et l’a incarnée à la tête du Département : humaniste, défenseur de la ruralité et proche des gens.
Jean-Luc Gleyze proposera à l’assemblée départementale que le collège de Carbon-Blanc (dont il a été maire pendant 25 ans) porte le nom de Philippe Madrelle.

Le choix d’une Maison du Département des Solidarités pour cette rentrée

La Maison du Département est un symbole de l’action départementale :

  • elle offre un aperçu de la diversité des services rendus par la collectivité, qui concernent l’ensemble des Girondines et Girondins
  • une implantation en proximité avec 100 points d’accueil à travers la Gironde
  • une présence quotidienne au plus près des citoyennes et citoyens

Les politiques votées par l’Assemblée départementale deviennent concrètes, au contact des personnes accompagnées.

Après les retours positifs de la 1ère expérience à Bordeaux en 2018, pour cette 2nde édition, des Journées Portes Ouvertes seront organisées sur tous les territoires girondins : Bordeaux aujourd’hui ; la Haute Gironde en octobre ; les Graves en novembre...
C’est l’occasion d’informer les habitants sur les services auxquels ils peuvent accéder près de chez eux et leur permettre, ainsi qu’ aux partenaires du Département, de mieux identifier ces lieux ressources que sont les Maisons du Département.

" La Maison du Département est avant tout la Maison de toutes les Girondines et de tous les Girondins : tout le monde peut pousser la porte en cas de besoin, notamment pour la PMI, l’insertion, l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap. " a indiqué Jean-Luc Gleyze.

Une augmentation constante des besoins dans un département dynamique

L’arrivée de 20 000 nouveaux habitants par an implique nécessairement de nouveaux services et équipements publics à fournir.
Pour les collèges : 12 nouveaux collèges et 10 réhabilitations complètes pour accueillir 10 000 nouveaux collégiens d’ici 2025 (et sans doute davantage) pour un montant de un demi-milliard d’€.

Pour le SDIS qui va passer la barre des 130 000 interventions cette année (contre 115 000 en 2017, 80 000 en 2007), des besoins de recrutement et de nouveaux matériels adaptés aux nouveaux usages (ex : tourisme fluvial) et aux nouvelles constructions (ex : Euratlantique, Ginko) sont nécéssaires.

Pour les routes : entretien des routes existantes et nouveaux projets pour fluidifier les déplacements (ex : déviation du Taillan, déviation de Fargues-St-Hilaire, création des voies dédiées au covoiturage (St Jean d’Illac, Latresne...)).

Il faut aussi s’adapter pour accompagner les nouveaux usages et modes de vie : favoriser l’équité territoriale (Haut Méga), construction d’aires de covoiturage, expérimentation de voies dédiées au covoiturage et aux transports en commun sur le réseau départemental, déploiement du réseau de pistes cyclables en Gironde et étude sur les déplacements cyclables autour des collèges.

La Gironde est à l’avant-garde des transitions sociétales et climatiques

Alors que les évolutions de société que nous vivons appellent à davantage de solidarité, il y a de fortes préoccupations sociales liées aux annonces du Gouvernement : réforme de l’assurance-chômage, des retraites, de la fonction publique, crise du système de santé, grève chez les pompiers, retrait progressif de l’État des territoires (DGFiP, maisons France Service)

" Sous couvert de simplification ou d’équité, toutes ces évolutions ont en réalité pour objectif premier de réaliser des économies en faisant de nombreux perdants, une baisse de la solidarité nationale et un accroissement de la précarité. " a mis en garde le Président.

" Aux évolutions sociétales nécessaires s’ajoute l’urgence climatique à laquelle nous sommes tous confrontés.
Dès novembre 2018, le Département s’est engagé sur la voie d’une Gironde résiliente, qui s’adapte aux changements climatiques et sociétaux.

La Gironde est déjà engagée sur le volet environnemental : on ne part pas de zéro ! " a ajouté le Président.

Par exemple :

  • Espaces naturels sensibles : Accroissement important depuis 2016 des espaces naturels protégés : + 2 200 ha classés entre 2016 et 2019 (aujourd’hui 18 000 ha au total), 47 ENS en gestion départementale.

  • Sensibilisation à l’environnement : plus de 70 000 personnes accueillies au Domaine de Certes, plus de 8 700 jeunes sensibilisés à l’environnement et à la sauvegarde de la biodiversité.

  • Routes : exemplarité des mesures de compensation dans les nouveaux projets routiers, nouveaux procédés pour l’entretien des routes plus respectueux de l’environnement, réflexion élargie à tous les modes de transport pour favoriser la multimodalité.

    La Gironde est le seul Département à avoir obtenu la certification AFNOR comme étant « exemplaire » en matière de responsabilité sociétale de l’organisation.

    Pour quel calendrier :

  • L’année 2019 a permis de porter des premières opérations de sensibilisation sur le sujet notamment auprès des Maires.

  • Octobre-Novembre : le thème de la résilience sera au cœur des prochains conseils de territoire du mois d’octobre.

  • Décembre : les orientations et les premières actions fortes seront annoncées au BP.

  • Printemps : conférence des intercommunalités pour échanger avec les élus locaux sur ce sujet.

Enjeu écologique : comment accompagner la mutation de notre modèle agricole ?

" Il y a une prise de conscience de la société sur notre responsabilité à l’égard de notre planète. Nous avons le devoir d'agir pour la protection de l'environnement !
Terre d’agriculture et de viticulture de renommée internationale, la Gironde est observée et attendue sur ce sujet. On ne peut pas se contenter d’observer de loin la situation sans comprendre ce qui est réellement en jeu pour nos agriculteurs. Le monde nous regarde, nous devons agir maintenant !

Les réponses ne sont pas simples et ne pourront venir que d’un travail en commun.
Le Département est prêt à y prendre toute sa part ! Il ne s’agit pas d’organiser de grandes assises ou des états généraux, mais plutôt d’aller à la rencontre des agriculteurs pour échanger librement avec eux, au pied des vignes, loin de toute « écologie punitive » ou autre propos stigmatisant. " a insisté Jean-Luc Gleyze.

L'objectif est de comprendre les difficultés qu’ils rencontrent et voir comment le Département peut les accompagner dans l’évolution de leurs pratiques.


3 dates programmées :

- le 18 septembre dans le canton du Sud Gironde,

- le 19 septembre dans le canton de Créon,

- le 20 septembre dans le canton de La Brède

Enjeu alimentaire : comment promouvoir une alimentation de qualité ?

La résilience en Gironde c’est simple : comment les Girondins mangent-ils, boient-ils, respirent-ils ?

Un sujet qui concerne tous les Girondins, dans un département qui place le bien-manger au cœur de sa qualité de vie. Le Département va s'engager dans une stratégie globale autour de l'alimentation en Gironde.

Il s’agit de faire le pari du local, du bio et d’une consommation responsable.
Cette stratégie sera présentée en décembre au Budget Primitif et déclinée en un plan d’actions à court, moyen et long terme dès l’année prochaine.

3 objectifs clairs, réalistes et partagés :

- aider tous les Girondins à manger mieux, à manger local

- permettre aux agriculteurs de vivre de leur travail

- préserver l'environnement pour les générations futures

Ce programme portera à la fois sur le volet production et consommation, et comporte à ce stade 25 actions pour :

  • développer le foncier agricole ;

  • accompagner l'agriculture bio et les démarches environnementales en agriculture ;

  • soutenir et valoriser les circuits-courts ;

  • déployer un approvisionnement de qualité.

Enjeu social : comment favoriser le lien social et le vivre ensemble ?

Depuis plusieurs années, le Département porte des programmes locaux de développement social pour accompagner des actions sur le terrain qui favorisent le lien social et le vivre ensemble.

Pour l’année 2019, 321 dossiers reçus pour un budget de 1,5 million d'€.

" On inverse la façon de construire nos politiques publiques : au lieu d’élaborer des règlements d’intervention auxquels les acteurs doivent se soumettre, on accompagne les actions qui vont dans le sens de nos orientations politiques.
On souhaite élargir cette logique à l’ensemble de nos politiques publiques, au travers d’une stratégie de développement social. C’est le « faire avec », plutôt que le « faire pour » ! a précisé Jean-Luc Gleyze

3 exemples concrets d’actions soutenues :

  • Espace Textile : un espace ouvert à Lormont mis à disposition d’un collectif d’habitants qui développent des activités autour du textile.

  • Drop de Béton : insertion sociale par le sport (promotion du sport féminin, actions en pieds d’immeuble auprès des jeunes, apprentissage par le sport de compétences utiles à l’insertion professionnelle, etc.).

  • Oiseau Lire : insertion sociale et culturelle (apprentissage de la langue, accès aux droits, accès au numérique, etc.) et soutien à la parentalité notamment auprès des femmes isolées.

Calendrier :

  • Lancement de la concertation le 19 septembre.

  • La stratégie de développement social sera votée au BP en décembre puis déployée à partir de janvier.

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