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DWEN : Comment développer l’entrepreneuriat au féminin ?
Par Rédaction publié le 13 AVR 2018 à 09:00
Ce mardi 10 avril à Montpellier, s’est tenu le DWEN (Dell’s Women’s Entrepreneur Network) qui vise à apporter aux différentes entreprises du monde entier une aide pour développer leur réseau, se rencontrer, se développer à l’international mais également accéder au capital et à des conseils. Nous y étions présent pour vous.
Michael Dell, le PDG actuel de Dell a inculqué une culture d’entreprise à ses salariés basée sur l’innovation, la prise de risques calculés.
Mais il veut aussi laisser un impact positif dans le monde, Dell introduit donc le concept de « Building a legacy of good », avec 4 points essentiels : La chaine de production, l’environnement (récolter les déchets plastiques pour les réutiliser en tant que packaging), la diversité (avec la création du programme « Women in action » qui cherche à pousser le développement des femmes), et enfin, une communauté présente.

Qu’est-ce que le DWEN ?

Si vous vous posiez la question, le DWEN vise à apporter aux différentes entreprises du monde entier une aide pour développer leur réseau, se rencontrer, le développement à l’international mais également accéder au capital et à des conseils.
Il faut savoir qu’en 2017 40% des entreprises individuelles sont créées par des femmes (contre 30% en 2016), on peut donc remarquer une tendance à la hausse.
Avec le DWEN, les femmes entrepreneures ont donc une aide, que ce soit au niveau mondial avec les summit mondiaux (à noter que le prochain se déroulera à Toronto) où on y retrouve principalement des get up, mais également à un niveau plus local où là, on retrouvera les mêmes objectifs, qui sont de faire évoluer les startups en get up.

Les moteurs et les freins d’entreprendre au féminin

Ce panel a réunit 100 personnes autour de Martine Viguier (Consultante en entrepreneuriat au féminin) et Celine Triola (Co-fondatrice de Focus santé).
Toutes deux ont évoqué un moteur particulier qui n’est autre que le réseau. En effet, comme l’a mis en avant Celine Triola « Le réseau est très important. Il permet de parler de crédibilité, de légitimité », c’est cette crédibilité et cette légitimité qui nous permettent d’avancer.
Martine Viguier évoque des freins comme « les grains de sable que l’on rencontre ». Elle en distingue deux principaux qui sont l’identité et l’argent.
Lorsqu’elle a parlé de l’identité, elle faisait référence aux femmes qui ne mentionnent pas leurs prénoms sur leur cartes de visites pour ne pas être perçu en tant que femme.
« En tant que femme, on a tendance à vouloir être économe, on se pénalise donc, dès le départ, en demandant moins à la banque lors de prêt que ce dont on a réellement besoin.
On vient également retrouver la parole. En effet, la parole de femme a souvent du mal à émerger dans un couple mixte. Il y a une qualité d’écoute dans un groupe de femmes, on partage aussi bien les difficultés que les réussites » confie Martine Viguier.
Pour Celine Triola, le principal frein de départ de son projet a été l’entourage, mais « la force c’est de croire en soi malgré les réticences ».
Entreprendre au féminin n’est pas seulement synonyme de freins. Il y a également des moteurs. Parmi ces derniers, la visibilité. Il faut faire remarquer que les médias évoluent et se faire reconnaître son expertise dans le guide des experts.
« Toute les créatrices d’entreprises sont des modèles pour les jeunes filles de 10 à 18 ans » dit Martine Viguier. En tant que créatrice, vous montrez et donner de l’espoir aux jeunes filles comme quoi rien n’est impossible. »
« Être crédible, avoir confiance en soi et surtout croire en soi. C’est ce qui favorisera le bon développement de votre projet. Et surtout, osez ! N’hésitez pas à voir grand. Comme vous le direz Martine Viguier, « j’ai bannis le mot petit ».
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Le développement du chiffre d’affaires pour assurer son développement commercial

À la suite du panel sur les moteurs et les freins, nous avons pu assister à une discussion avec Melanie Meilhac (Co-fondatrice d’Eva) et Maryam Bini (Co-fondatrice et responsable Marketing chez Soledge).
Ces deux personnes ont utilisé deux manières différentes pour faire croître leur développement commercial.
Dans un premier temps, Melanie Meilhac nous a expliqué qu’elle n’avait pas nécessairement besoin de beaucoup de fonds pour créer une agence événementiel.
Elle a petit à petit développé son portefeuille client et aujourd’hui, « 80% des clients de l’agence sont des clients des deux premières années ».
Dans cette logique de développement, le choix des partenaires est donc crucial.
Dans un second temps, la parole laissée à Maryam Bini nous a montré qu’une activité en B to B to C est difficile à développer car on n’est jamais en face du client final.
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Lever des fonds en tant que start up est un challenge puisque les investisseurs demandent souvent une preuve (qui se constitue d’une grosse vente).
C’est donc pour cela que son entreprise a pris un tournant, et qu’elle a décidé de ne plus avoir d’investissement. Dans ce cas-là, le chiffre d’affaires devient l’investissement, c’est pour cela qu’il faut « sortir de sa zone de confort, se mettre à nu » nous confit-elle.
Ce que l'on peut donc retenir, c’est que l’on n’a « pas forcément besoin de lever des fonds pour avoir du chiffre d’affaires ». Maryam Bini.
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