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Élections municipales de Barcelone : focus sur les programmes des différents candidats
Par Christol Léa publié le 24 MAI 2019 à 15:23
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Barcelone sera l’une des principales batailles des élections municipales du 26 mai en Espagne. Une élection à un tour, qui enverra 41 conseillers municipaux au consistoire.

Ce dimanche 26 mai, les Barcelonais seront appelés à voter pour leur nouveau maire en parallèle des élections européennes. Pour être investi maire, un candidat doit disposer d'une majorité avec 21 conseillers. Si aucun candidat ne l'obtient, une alliance avec une autre candidature devra être nouée afin de former une coalition. Voici les programmes des différents candidats, pour y voir plus clair.

Ada Colau

La maire sortante et candidate pour Barcelona en Comú (gauche radicale), est confrontée au défi de reprendre ses fonctions. Critiquée pour son bilan en termes de sécurité, de logement et de tourisme, la candidate est en baisse dans la plupart des sondages par rapport aux élections municipales de 2015.

Cependant, les prévisions annoncent un match nul entre Ernest Maragall et Ada Colau ou une victoire du premier pour très peu. Le dernier sondage du GESOP (Gabinet d’Estudis Socials i Opinió Pública) octroie 20,4 % des suffrages et entre 9 et 10 conseillers municipaux au parti de la candidate.

Pour cette élection, la maire sortante veut donner la priorité à certains districts comme Ciutat Vella, l’Eixample, Vila de Gràcia... Pour y construire des logements sociaux. Elle ambitionne également de limiter, la vitesse à 50 km/heure sur les axes principaux et 30 km/heure dans les rues secondaires. Elle entend enfin, libérer la capitale catalane du plastique d'ici 2025, pour en faire une ville propre.

Ernest Maragall

Candidat pour Esquerra Republicana de Catalunya (gauche indépendantiste), il est le principal adversaire d'Ada Colau. Le dernier sondage du GESOP lui attribue 21,5 % des voix et 10 conseillers municipaux. Il devra donc sûrement former une alliance avec le parti Barcelona en Comú. Il s'est engagé, avant tout, en faveur d'une ville indépendantiste, républicaine et capable de forger des alliances.

En matière de sécurité, Maragall veut mettre en place des juges de paix dans la ville. Ils traiteront essentiellement les délits mineurs pour désengorger les tribunaux. Il s'engage également à construire 20.000 logements sociaux dans les 8 ans à venir et à mettre en œuvre des systèmes d’économies d’énergie dans le secteur de la construction.

Manuel Valls

L'ancien Premier ministre de François Hollande, soutenu par Ciutadans (Cs, droite libérale) obtiendrait 12,8 % des voix, avec 6 conseillers municipaux, le 26 mai prochain, selon le GESOP. Accueilli comme une star au moment de la crise catalane en 2017, il persuade beaucoup moins les électeurs. Obtenant le soutien de Ciudadanos, il se présente comme le garant de la sécurité, en recrutant 1 500 nouveaux policiers municipaux. En matière d’écologie, il ambitionne que les transports publics soient gratuits lors des pics de pollution.

Jaume Collboni

Jaume Collboni, candidat du Parti socialiste (PSC), se présente pour la seconde fois à la mairie de Barcelone. En troisième position dans les sondages (16,8 % des voix et 8 conseillers selon le GESOP), il ne pourra sûrement pas devenir maire. Tout au long de la campagne, il a donc exprimé son souhait de faire partie de la future majorité municipale. Le logement, la gestion de l’espace public et la sécurité font partie de son programme afin que « Barcelone redevienne Barcelone ».

Elsa Artadi

Candidate pour Junts Per Catalunya (parti indépendantiste), elle remplace Joaquim Forn, ancien ministre catalan de l’intérieur, incarcéré depuis 18 mois suite à la déclaration d'indépendance de la Catalogne. Le GESOP lui octroie 11 % des voix et 5 conseillers. En termes de tourisme, la candidate de Junts per Catalunya propose d'augmenter la taxe touristique, 30 millions d’euros supplémentaires qui seraient attribués aux logements sociaux.

En ce qui concerne le climat, elle veut un réaménagement des rues de Collserola à Ciutadella et de Montjuïc à Besòs afin d'aménager des couloirs verts. Elle souhaite également que les bus touristiques payent « une taxe spécifique ».

Josep Bou

L’entrepreneur et le candidat du Parti Popular (PP, droite conservatrice) se porte contre le séparatisme avec le slogan 'Barcelone libre'. Depuis la gestion de la crise catalane en 2017 par Mariano Rajoy, son parti politique est en voie de disparition dans la région. Le candidat comptabiliserait 4,1 % des voix selon le GESOP. Le défi pour Josep Bou est donc de faire partie du prochain Conseil municipal. Dans son programme, il met avant tout l’accent sur le commerce local, mais défend également une ville sans manteros, migrants qui vendent des produits à la sauvette et sans squatters

Anna Saliente

La candidate de la Candidatura de Unidad Popular (CUP, Parti de gauche) porte un programme anti-système et recherche l’électorat indépendantiste à gauche. Elle plaide en faveur d’une « économie sociale, solidaire et coopérative » et d’une « planification économique locale ». Elle souhaite « une ville socialiste, féministe, environnementaliste et antiraciste ». Le GESOP lui attribue 6,1 % des voix et 3 conseillers.

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