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La France parmi les leaders qui investissent en R&D en Europe
Par Redaction publié le 01 MAI 2019 à 08:00
D’après les travaux de l’Insee, la France est le pays européen qui apporte le plus d’aides publiques destinées à la recherche et développement aux entreprises, soit 49,5 milliards d’euros atteints en 2016 en dépense intérieure en R&D (soit 2,23 % de son PIB).

La France est le pays qui aide le mieux ses entreprises à investir en R&D. Si le secteur des services est en plein essor à ce niveau, le secteur industriel demeure quelque peu en déclin en comparaison à ses voisins allemands, de par des différences de structures industrielles.

Une France en pleine forme économique

En France, les aides publiques versées aux entreprises à ce sujet équivalent à 0,39 % du PIB en 2015, notamment grâce au crédit d’impôt recherche.

En 2016, la dépense nationale de R&D (DNRD) s’élève à 53 milliards d’euros, dont 7,3 milliards dédiés pour des travaux réalisés à l’étranger. Il s’agit de l’ensemble des dépenses engagées par les entreprises ou les administrations françaises pour la réalisation, en France ou à l’étranger, de travaux de recherche.

En ce qui concerne la dépense intérieure de R&D des entreprises (DIRDE) implantées en France, elle s’établit à 32,2 milliards d’euros, son poids étant de 65 % dans la dépense intérieure de R&D (DIRD). La dépense de recherche des administrations (DIRDA) s’élève quant à elle à 17,4 milliards d’euros.

Toujours en 2016, les activités de recherche et développement mobilisent 431 100 personnes en équivalent temps plein. Les entreprises en emploient 59 % et les administrations 41 %.

L’emploi dans la recherche progresse de 1,1 %, soit quasiment au même rythme qu’en 2015 (+ 1,2 %). Dans les entreprises, l’emploi dans la recherche augmente de 1,3 %.

L’effort de recherche s’élève à 2,22 % du PIB. Il se situe au‑dessus de celui de la moyenne des 28 pays de l’Union européenne (1,93 %)

La France est donc 7ème au rang mondial pour les publications scientifiques, celle-ci ayant produit 3,2% des publications scientifiques mondiales en moyenne, sur 3 ans. Elle demeure également 4ème au rang mondial dans le système européen de brevets avec 6,5% des demandes enregistrées.

L’essor du secteur tertiaire, le déclin de l’industriel

La France investit moins que l’Allemagne pour une raison très simple : les activités de R&D des entreprises sont normalement plus élevées dans l'industrie que dans les services. La France étant dans un modèle de désindustrialisation depuis la crise de 2007, elle investit de moins en moins dans ce secteur.

Il faut ajouter à cela, que les industriels qui restent sur le territoire n'investissent pas davantage dans la R&D qu'en 2007, comparativement aux autres pays, où ils investissent plus.

La même année où la France a investi 49,5 milliards d’euros dans sa R&D, l’Allemagne en a investi 89 milliards, soit 2,91 % de son PIB actuel.

L'industrie allemande est concentrée dans des secteurs qui dépensent beaucoup en recherche. Le secteur automobile représente ainsi 5 % du PIB, et 35 % de la R&D totale des entreprises allemandes, soit 21 milliards d'euros.

En France, l'automobile représente 1 % de l'économie et 7 % des dépenses de R&D pour les entreprises, c'est-à-dire 2 milliards d'euros. Les dépenses concernant la construction aéronautique et spatiale ont diminué de 3,2%.

Aussi, les dépenses en R&D ont augmenté en France en moyenne de 2 % par an entre 2007 et 2015, ce qui reste inférieur à la croissance observée pour l’UE (+ 2,3 %), et l’Allemagne (+ 3,2 %).

Les effectifs en R&D dans l’industrie diminuent donc de 1 % par rapport à 2015. Cependant, les effectifs en R&D dans les services augmentent à un rythme soutenu (+ 7,3 %), après une hausse déjà conséquente en 2015 (+ 4,8 %).

Les dépenses affectées aux activités spécialisées, scientifiques et techniques ont augmenté de 10,7%, celles attribuées à l’édition, l’audiovisuel et la diffusion de 10,4%.

En 2016, les branches de services représentent 23 % de la DIRDE. Leurs dépenses de recherche augmentent de 6,5 % en volume, pour atteindre 7,5 milliards d’euros en 2016.

La DIRD en France représente 2,27% du PIB en 2015. Elle se situe derrière la Corée du Sud (4,3 %), le Japon (3,3%), l'Allemagne (2,9%) et les États-Unis (2,8%), mais devant le Royaume-Uni (1,7%).

Lucille Piccirillo

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