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Grenoble : Aledia, la pépite française des LED en 3D
Par Christol Léa publié le 11 AOÛT 2019 à 08:00
La start-up grenobloise Aledia développe une technologie disruptive de LED 3D. Cette nouvelle technologie accroît la brillance des écrans et est plus efficace sur le plan énergétique.

La start-up grenobloise Aledia fondée en 2011 est détentrice d’une nouvelle technologie de LED 3D pas encore optimisée. L’entreprise entend développer sa solution disruptive d'affichage LED 3D à base de microfils à un niveau de maturité suffisant pour créer la prochaine génération de LED et ainsi éclairer tous les écrans (smartphone, télévision, casques de réalité virtuelle, montres connectées…).

Elle dépense des dizaines de millions d'euros pour s'imposer face aux géants américains et coréens dans la course à la nouvelle génération d'écrans. Le marché de cette nouvelle génération de LED est évalué à près de 150 milliards d’euros en 2022, d'après l'institut MarketsandMarkets.

Plus de 80 millions d'euros levés

La start-up a levé 10 millions d’euros en 2012 et 28,4 millions d’euros en 2015.

En janvier 2018, la société a mobilisé 30 millions d’euros avec la majorité de ses investisseurs historiques : le fonds Ecotechnologies de Bpi France, Braemar Energy Ventures, Demeter, le groupe Ikea, Sofinnova Partners, Supernova Invest, et un nouveau partenaire : le fonds corporate Intel Capital.

Au total depuis 2013, la deeptech a mobilisé près de 80 millions d’euros, montant qu’elle n'estime qu'au tiers de la somme nécessaire pour aboutir au lancement du produit. Aledia chiffre ses besoins à plus de 20 millions d’euros par an. Aujourd’hui, elle emploie près de 90 personnes principalement en R&D.

Un lancement de produit prévu en 2021


Aledia espère lancer ses LED 3D sur le marché à l’été 2021. Elle doit dès maintenant mettre en place une chaîne de production alors même que le produit n'a pas encore atteint la maturité visée.

La deeptech a investi en mars 2019 près de 20 millions d'euros dans de nouveaux locaux à Echirolles près de Grenoble. La société peut ainsi développer et démarrer la production initiale de ses microfils brevetés.

Pour la production de plaquettes de silicium, elle a décidé de travailler avec un fondeur pour être capable d'industrialiser sa production en grand volume dans deux ans.

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