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Les Hautes-Pyrénées précurseurs de l’alimentation à la biomasse agricole et forestière
Par Rédaction publié le 16 MAI 2018 à 09:00
Des cannes de maïs, des pailles de blé et des résidus de culture. A première vue cela parait anodin, pourtant d’ici fin 2020, ils se verront devenir le nouveau combustible pour la très prochaine centrale de cogénération à biomasse agricole prévue dans les Hautes-Pyrénées.

Après 6 ans d’étude et de démarches administratives, ce projet d’une ampleur massive aboutira enfin, puisqu’il s’agit non loin de la première centrale de cogénération française alimenté à la biomasse agricole et forestière. Une initiative pour se rapprocher toujours plus vers une énergie éco-responsable.

Ce défi a pris une ampleur internationale puisqu’il a été relevé par la société Irlandaise Biotricity qui a investi pas moins de 70 millions d’euros dans le projet, mais aussi par l’entreprise espagnole Accional Industrial qui prendra en charge la construction.

Selon Tony Kinstella le projet pourrait booster l’économie de la région en proposant 35 emplois en CDI pour cette centrale, et tout autant pour son approvisionnement. Pour l’alimentation de cette centrale, 2 coopératives rentrent en jeux, la société Euralis à Pau et Vivadour dans le Gers.

Quelques chiffres ? Un total de 80 000 à 96 000 tonnes de biomasse agricole fournies, mais aussi 50 000 tonnes de copeaux de bois et taillis des forêts des pyrénéennes venant de la société ONF Energie Bois.

La collecte sera assurée principalement sur 4 départements : le Gers et les Hautes-Pyrénées comme cité précédemment, mais aussi côté Occitanie, les Landes et les Pyrénées-Atlantiques et Nouvelle Aquitaine.

A son acheminement, la centrale produira 16 mégawatts d’électricité et 31 mégawatts de chaleur. Le chiffre d’affaires prévisionnel est annoncé à 19 millions d’euros et sera constitué à 2 tiers de la production d’électricité.

En ce qui concerne la chaleur générée, plus de la moitié sera vendue à l’entreprise Euralis Gastronomie. Le reste servira à sécher les composants pour la combustion de la centrale. Enfin, cette chaleur reviendrait moins cher que le gaz naturel.

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