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Quel est l'impact de l'investissement public pour l'économie de la France et ses territoires ?
Par Rédaction publié le 12 AVR 2018 à 10:20
Pour la première fois et de façon inédite, la Caisse d’Epargne, en partenariat avec BPCE L’Observatoire, propose un état des lieux complets de l'impact des investissements publics pour l'économie de la France.

La France est l’un des pays où les collectivités locales investissent le plus, notamment au regard de leurs niveaux de dépenses et d’endettement.

De plus, la part de l’investissement public local dans l’investissement public total reste prépondérante, elle a connu ces dernières années un recul sans précédent depuis la décentralisation. Contrairement à la baisse des années 90, ce désinvestissement n’a pas permis aux collectivités locales de se désendetter.

Des stratégies divergentes selon les territoires. Cette baisse de l’investissement, presque généralisée, n’a pas été uniforme. Quatre types de stratégie en matière d’investissement ont été identifiés pour l’ensemble des collectivités locales agrégées au niveau régional :

1) Le volontarisme :

Trois régions ayant moins réduit leur investissement et davantage dégradé leur solvabilité, notamment pour tenir compte d’une démographie plus dynamique.

2) L’audace :

La Bretagne est la seule région à avoir fait croître son investissement mais elle bénéficie à la fois d’une croissance et d’une démographie porteuses, et d’une solvabilité initiale offrant des marges de manœuvre.

3) La prudence :

Quatre régions où la croissance du PIB négative et la solvabilité plutôt dégradée ont conduit à un fort ajustement sur l’investissement.

4) Le sérieux :

Quatre régions bénéficiant d’une richesse et d’un niveau d’investissement initial plus élevés ont privilégié la solvabilité en réduisant l’équipement mais sans compromettre l’avenir.

Les choix d’investissement au niveau départemental ont pu être répartis en huit stratégies :

Paris (recul très limité de l’investissement au prix d’une dégradation de la solvabilité) et l’Ille et Vilaine (forte hausse de l’investissement mais solvabilité préservée) remplissant chacun à lui-seul une catégorie.

Les autres départements se répartissent de la manière suivante :

- 24 ont fortement désinvesti mais sans parvenir à stabiliser leur solvabilité.

- 25 ont limité la baisse de l’investissement car le niveau d’équipement était déjà très bas.

- 21 ruraux ont adopté une stratégie d’adaptation, limitant la baisse de l’équipement et préservant leur solvabilité

- 3 de montagne ont nettement réduit leur effort d’équipement mais sans stabiliser leur endettement

- 15 dynamiques bénéficiant souvent d’une métropole régionale ont ajusté leur investissement mais leur solvabilité reste bonne

- Enfin 5 départements souvent de montagne mais dynamiques ont aussi ajusté leur équipement mais sans compromette l’avenir

Double risque : un renforcement des arbitrages « investissement / endettement » et une « accentuation des disparités territoriales »

Le premier est global : Une trop forte pression sur les finances locales qui serait insuffisamment ciblée sur les dépenses de fonctionnement risquerait de fragiliser encore davantage l’investissement local à l’avenir.

Le deuxième est territorial. Même si elles ont été variées et adaptatives, les stratégies des collectivités locales ont abouti à des disparités beaucoup plus fortes de niveau d’équipement par habitant entre les territoires en croissance et les espaces en ralentissement.

Pourtant les besoins d’équipement en zones rurales et, plus encore, montagneuses sont très supérieurs à la moyenne.

À propos de Caisse d’Epargne :

Les 16 Caisses d'Epargne sont des banques coopératives au service des régions. Avec 20,2 millions de clients (dont 4,8 millions de sociétaires), elles accompagnent les clientèles de particuliers, professionnels, entreprises, acteurs de l’économie sociale, institutions et collectivités locales. Les Caisses d’Epargne font partie du Groupe BPCE, 2e groupe bancaire en France.

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