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Lyon : L’écologie devient la nouvelle matrice de l’économie
Par Redaction publié le 14 JUIL 2020 à 08:00
La Métropole et la Ville de Lyon sont elles aussi touchées par la vague verte. Les équipes métropolitaines et municipales écologistes sont souvent perçues comme un épouvantail pour la croissance économique, elles vont donc être particulièrement attendues. C’est une première en France pour un territoire à cette échelle.

Bruno Bernard, 50 ans, a été élu à la présidence de la Métropole de Lyon le 2 juillet dernier. Mardi 7 juillet les 23 vice-présidences ont été connues et 7 ont été attribuées aux partenaires de gauche des écologistes.

Comme à Lyon, et plusieurs autres communes dont Villeurbanne, la Métropole va mettre en place une politique écolo-centrée.

Avec 3 Mds € de budget et 9200 agents, cette Métropole est la plus puissante de France, puisque Paris n'est pas constituée en Métropole juridique et que Marseille ( Martine Vassal en est la présidente ) n'a pas pris toutes les compétences que Lyon possède.

Les verts, disposant d’une majorité, vont pouvoir enclencher tous leurs projets économiques, sociaux et d'aménagements sur ce puissant territoire.

L’un des enjeux principaux de Bruno Bernard est celui de la mobilité et des déplacements, qui conditionne l'économie. Il veut montrer que la transition écologique est compatible avec l'économie, qu'elle est même une opportunité qui redonne du sens à l'économie.

Pour cela, il annonce 20 % d'offre de bus supplémentaires, 20 km de nouvelles lignes de tramway. Concernant le métro, l'exécutif semble plus enclin à lancer « la prolongation d'au moins une ligne, la plus utile aux habitants », qu'à mettre en chantier la ligne E, projet de Gérard Collomb.

Bruno Bernard a également pour projet de mettre en place des télécabines.

Côté emploi et solidarité, la Métropole va lancer une expérimentation du RSA jeune.

Grégory Doucet, 46 ans, a été élu maire de la Ville de Lyon le 28 juin dernier. Il affiche l’intention de changer les choses dans sa ligne de conduite écologique qu’il considère être la matrice de l’économie. L’un des sujets qu’il aborde est la place et l'usage de l'automobile en ville :

« En diminuant la place de la voiture en ville, nous ne voulons pas aggraver les embouteillages. Nous voulons que l'on y circule mieux, autrement et de manière plus harmonieuse. »

Pour le nouveau maire, la piétonisation en Presqu'île et dans tous les arrondissements, doit venir en appui au commerce, elle sera faite en concertation avec les habitants, sans logique concurrentielle surtout pas avec la Métropole.

Sur le fond, la mairie entend passer de la vertu d'« attractivité » à celle d'une ville « inspirante » et modèle sur le plan écologique pour les autres villes d'envergure européennes telles que Lyon.

Même si le maire s'est dit peu favorable au développement du transport aérien et opposé au Lyon-Turin il ne veut pas affaiblir l’économie. Il pense que l’écologie peut devenir son nouveau moteur et activera le levier de la commande publique avec une dimension d'éco-conditionnalité.

Pour les entreprises l’accent sera aussi mis sur le soutien via l’éco-conditionnalité. Par exemple si une PME travaille sur l’isolation de ses bâtiments elle peut économiser en moyenne 20 000€ par an. La mairie veut co-construire des projets avec les entreprises.

Pour ce qui est de la culture, élément essentielle à Lyon, la municipalité va mobiliser tout de suite 4 M€ pour aider ce secteur.

Clémentine Obéniche

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