Ecomnews - Adds
Lyon : Une nouvelle feuille de route pour le PLU-H
Par Christol Léa publié le 16 MAI 2019 à 09:03
Le nouveau plan local d’urbanisme et d’habitat (PLU-H) a été approuvé, le 13 mai, par la Métropole de Lyon. Un enjeu capital pour les années à venir.

Après 7 ans de travail, d’échanges, de concertation, et d’allers-retours entre les 59 communes et le Grand Lyon, le PLU-H a été accepté par le Conseil de la Métropole, lundi 13 mai 2019.

Ce document, pesant 130 kilos, entrera en vigueur le 18 juin, pour 15 ans. Il discerne les zones naturelles, les zones constructibles et ce que l’on peut y construire : des habitations, des commerces et de l’artisanat, des industries, des bureaux, etc. La Métropole et les maires peuvent dorénavant agir afin d'organiser le développement urbaniste de la zone.

De nombreux aménagements

L'objectif de ce plan est de construire 8 500 logements par an dont 4 000 en locatif social, mais également de laisser plus d'espace à l'artisanat et à l'industrie (6 840 hectares de réserves dont 1 765 dédiés à l’artisanat et à l’industrie).

Le nombre d’espaces boisés classés, augmenteront quant à eux de +15 %. Au total, 750 hectares seront rendus à la nature. La préservation du patrimoine est aussi une priorité pour les élus, le nouveau PLU-H identifie 1700 bâtiments protégés là où l’ancien PLU en comptait 450.


Un difficile maillage de la mobilité

Le PLU-H doit limiter l'étalement urbain, cependant la densification sera présente et impactera les déplacements des habitants.

« Il faut maintenant se doter de documents de prospective et intégrer le plan des déplacements urbains au PLU-H », a estimé le sénateur LR du Rhône, François-Noël Buffet selon nos confrères de La Tribune. La mission est actuellement quasi impossible, car le périmètre du Sytral, autorité organisatrice des transports sur la métropole, déborde du territoire de la Métropole.

Par ailleurs, certains élus ont dénoncé la gentrification du cœur de la ville comme Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement de Lyon. De même que Laurence Croizier (UDI), conseillère de la Métropole. À l'inverse, Michèle Picard (PCF), la maire de Vénissieux, a été assez élogieuse sur la méthode et le résultat.

Réflexion sur le financement des infrastructures communales

Le vote du PLU-H a permis d'entamer un nouveau débat sur le financement des infrastructures publiques comme les équipements culturels ou sportifs. L'idée est d’amener davantage de participation de la métropole aux investissements des communes.

David Kimelfeld, le président de la Métropole, se dit favorable à un nouveau pacte et à une nouvelle péréquation financière avec les communes. Pour le moment, aucune proposition n'est concrète.

Ecomnews - Adds