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Lyon : le Tiers-lieu, une nouvelle structure qui redynamise le quartier de Gerland
Par Rédaction publié le 12 JUIN 2018 à 09:00
Bien que neuf et en constante transformation, le quartier de Gerland était pour certain un lieu vide, manquant d’animations. Pour pallier ce manque de commerces du quartier, un « tiers-lieu » a été créé pour ainsi redynamiser la commune en proposant de nombreuses activités.

Une foule harmonieuse, des personnes poussant les tables pour danser, oui, on se sent comme à la maison dans le nouveau « tiers-lieu » du quartier Gerland.

Avec une population en constante croissance au cours des 20 dernières années, passant de 20 000 habitants à 40 000, les citoyens réclament des endroits avec de l’espace. Cela fait seulement 2 mois que cette nouvelle zone a ouvert et le succès est déjà de la partie.

Alors que les cofondateurs ne prévoyaient qu’une fréquentation journalière de 300 personnes, ce sont 1 200 individus finalement accueillis. Une preuve que ce concept de gigantesque « tiers-lieu » comble un véritable manque.

Le lieu réveille également l’économie du quartier, car les visiteurs viennent principalement pour y manger. Une quinzaine de chefs ou de start-up du monde culinaire y sont implantées, que ce soit des restaurants italiens, burgers, buddha bowls…Ces restaurants partagent ensemble un loyer mensuel de 5 000 euros.

Comme nous l’explique Deborah Hirigoyen, une architecte lyonnaise et cofondatrice de la commune, le but de ce lieu est d’être un intermédiaire entre le travail et la maison. Un lieu où le monde du privé et le monde associatif peuvent échanger. Il fait en sorte que des personnes qui ne se seront jamais croisées dans d’autres circonstances, se rencontrent.

Ce lieu dit « branché », n’a pas seulement comme segment les jeunes cosmopolites et aisés. Car la commune encourage une grande mixité sociale en proposant de nombreuses activités pouvant impliquer tout le monde, telles que le yoga, la lecture de contes pour les enfants etc…

Ce qui rend également ce Tiers-lieu si spécial, c’est l’émergence des services à un euro la minute. Pour Deborah Hirigoyen cette nouvelle structure était nécessaire pour développer les liens sociaux fragilisés par la pression foncière.

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