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Mychezmoi.com recrute à Lyon et en Provence ! Interview de sa fondatrice Magali Avignon
Par Johanne Eva Desvages publié le 08 MARS 2019 à 08:00
La plateforme immobilière Mychezmoi, créée en 2010, est aujourd’hui en pleine expansion. D’abord basée à Marseille, la société s’est implantée dans 6 autres villes. A l’occasion de la Journée des Droits des Femmes, Ecomnews a rencontré sa fondatrice, Magali Avignon, qui pilote seule le groupe de 130 collaborateurs.

Autrefois spécialisée dans les entreprises de sports de glisse, Magali Avignon est une dynamique quarantenaire aujourd’hui à la tête de la plateforme immobilière MyChezmoi.com, co-fondée en 2010 avec son ami Christophe Campuzan.

D’abord appelée mymarseille.com, la plate-forme s’est forgée au fil des ans une nouvelle identité, boostée par sa créatrice.

« Nous nous sommes implantés à Marseille, puis à Aix-en-Provence, Lyon, Cassis, Aubagne, La Ciotat. Et depuis peu à Montpellier. ». Magali est désormais seule à la tête de la structure, qui emploie plus de 130 personnes et réalise 700 à 800 transactions par an, pour un chiffre d’affaires ayant atteint les 5,2 millions d’euros HT l’an passé.

Alors comment expliquer une telle expansion en seulement 8 ans ? A l’occasion de la Journée des Droits des Femmes, la dirigeante s’est accordée une pause dans son emploi du temps de cheffe d’entreprise pour répondre aux questions d'Ecomnews.

Comment est née Mychezmoi.com ?

La plateforme a été créée en 2010. A l’époque, avec Christophe Campuzan, nous ne venions pas de l’immobilier. J’ai travaillé essentiellement dans les sports de glisse.

Mon savoir-faire est plutôt le marketing, la communication et le management. Mais nous avons fait un constat : nous visitons souvent des logements inutilement par manque de photos sur les annonces, qui ne donnent pas assez de renseignements.

Dès le début du projet, notre positionnement a été d’offrir un service haut de gamme au prix le plus bas. Nous sommes le contraire du low cost.

Qu'il s'agisse d'un petit appartement ou d'une grande villa en vente, nous offrons au client le même service de qualité. Les internautes peuvent déposer une annonce gratuitement sur notre site mais ils peuvent aussi faire appel à un conseiller immobilier. C’est grâce à la partie tarifée que nous réalisons notre chiffre d’affaires.

Quelle est la prochaine étape ?

Paris ! Nous avons commencé à Marseille. Nous sommes maintenant présents à Lyon, Aix-en-Provence, La Ciotat, Aubagne, Cassis et Montpellier, mais nous aimerions aussi nous étendre dans la capitale.

Quels ont été les freins auxquels vous avez été confrontée ?

Lorsque vous ne venez pas de ce milieu vous faîtes forcément des erreurs, mais elles sont constructives. La plus grosse difficulté a été de recruter. Nous sommes très sélectifs, chaque personne qui entre dans le groupe doit apporter une valeur ajoutée.

La société compte aujourd’hui 130 personnes dont une trentaine de salariés. Les autres sont des commerciaux indépendants. Mais il est très difficile de trouver de bons candidats.

Tous les mois et demis nous organisons une session de recrutement. Nous ne cherchons pas forcément des conseillers commerciaux spécialisés dans l’immobilier mais nous voulons des personnes déterminées et compétentes. Nous cherchons les "meilleurs". C’est aussi ce qui assure le sérieux de la plate-forme.

Des moyens digitaux ont été déployés pour que nos conseillers commerciaux puissent réaliser deux fois plus de chiffre d’affaires que la normale (avec deux fois plus de clients et une meilleure efficacité des ratios). Ils sont payés à la commission et génèrent en moyenne entre 130 000 et 160 000 euros d’honoraires.

Comment avez vous vécu votre parcours d’entrepreneurE ?

J’ai travaillé essentiellement dans un monde d’hommes. Et quand on est une femme, il faut prouver sans cesse pour se faire entendre. C’est assez différent lorsqu’on a sa propre société.

Etre entrepreneur, de manière générale, est extrêmement difficile, c’est une bataille quotidienne. Nous sommes assez isolés alors il est important de discuter avec d’autres hommes et femmes, comme j’ai pu le faire aux Trophées des Femmes de l’Economie*.

Je défends un féminisme mixte et une performance mixte. Mais je remarque que la femme est de plus en plus présente dans l’entrepreneuriat, même s’il y a encore du chemin à faire…

?id=L3GIQmlsa7z3qOTbISgtZaneY9Y872L3©Claude Almodovar

*En 2017, Magali Avignon est lauréate d'argent dans la catégorie Femme Chef d'Entreprise pour les Trophées des Femmes de l'économie Provence-Alpes Côte d'Azur.

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