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La Nouvelle-Aquitaine : 3ème région bio de France
Par Clémence Moreau publié le 23 MAI 2018 à 09:00
5 368 producteurs certifiés bio, 2 704 transformateurs et distributeurs certifiés bio et 188 867 hectares bio et conversion. La Nouvelle Aquitaine monte sur la 3ème marche du podium des régions bio de France.


« L’agriculture bio est le sujet à la mode en ce moment ! » souligne Dominique Graciet, président de la Chambre régionale Nouvelle Aquitaine. Et d’ajouter, « mais c’est un véritable espoir pour les agriculteurs ! En effet, c’est un domaine en devenir et il est indispensable d’adapter la production à la consommation. »

Avec 5 368 producteurs certifiés bio, 2 704 transformateurs et distributeurs certifiés bio et 188 867 hectares bio et conversion, la Nouvelle Aquitaine monte sur la 3ème marche du podium des régions bio de France. Aussi, elle détient le plus fort taux de conversion.

Interbio au service de ses adhérents

Pour accompagner ces producteurs bio, Interbio Nouvelle-Aquitaine rassemble plus de 200 organisations et opérateurs membres, plus de 3 000 producteurs bio pour un chiffre d’affaires annuel de plus de 800 millions d’euros.

La structure compte 11 salariés dont les expériences et compétences complémentaires assurent des relations de proximité auprès de ses adhérents.

« Nous sommes au cœur d’une région très dynamique en bio possédant une forte croissance, l’avenir est plutôt prometteur pour la filière », assure Marie Delhoume, chargée de mission au sein d’Interbio Nouvelle-Aquitaine.

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Une charte Vin Bio Equitable

Interbio Nouvelle-Aquitaine, l’association interprofessionnelle Bio régionale et les Vignerons Bio de Nouvelle-Aquitaine ont lancé en 2014 une charte Vin Bio Equitable. Cette dernière a pour objectif, en plus d’assurer une qualité liée à l’environnement, de garantir une démarche équitable pour le producteur avec la vente de sa production à un prix rémunérateur.

Un comité valide ainsi la juste rémunération du producteur, la qualité gustative du vin, ainsi que la conformité de l’analyse des résidus. « Toutes les parties se mettent d’accord sur le juste prix de rémunération », précise Marie Delhoume.

« Le vin bio n’est pas vendu plus cher »

Vincent Mercier est vigneron bio à Saint-Ciers-de-Canesse en Gironde. Membre de la commission viticulture d’Interbio, il est signataire de cette charte.

« Je me suis converti en bio par pur égoïsme dans un premier temps. En effet, je ne souhaitais pas que mon corps accueille tous ces pesticides. Et dans un deuxième temps pour la préservation de l’environnement, mais absolument pas pour des raisons économiques car je ne suis pas du tout convaincu qu’il est possible de vendre un vin bio plus cher ! »

Les « Vins Bio Equitable » sont facilement reconnaissables grâce à leur collerette estampillée du logo « Vin Bio Equitable ». Aujourd’hui, 38 vins bio sont chartés.
« Mais, si, aujourd’hui, nous pouvons regretter le fait que près des deux tiers de la consommation en agriculture biologique soit faite à l’étranger, cela nous laisse une belle marge à condition de bien cibler les filières », conclut, optimiste Dominique Graciet.

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