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Nouvelle-Aquitaine : L’entreprise Céraquitaine joue la carte de l'international
Par Christol Léa publié le 20 AOÛT 2019 à 09:19
Depuis plus de cent ans, la société Céraquitaine, basée à Saint-Aulaye en Dordogne, conçoit et produit des supports de cuisson à haute température pour les industries. Aujourd’hui, elle se développe à l’international. 

Fondée au début du XXe siècle, l’entreprise périgourdine Céraquitaine produit des céramiques réfractaires sur-mesure pour les industriels. Son usine de 35 salariés possède un savoir-faire unique dans le monde entier.


La société dispose au total de 11 000 références pour ses clients répartis dans les secteurs des sanitaires, de l’art de la table, de la construction de fours industriels, des composants électroniques, des céramiques techniques, de l’industrie automobile…

Pour Gilles Pouteau, actuel directeur, Céraquitaine est une “ entreprise artisanale avec des outils industriels”. Tous les supports peuvent résister dans des fours montant jusqu’à 1 700 °C.


Une histoire originale


L’histoire de Céraquitaine commence en 1904, quand Madame Duvigneau organise un dîner mondain avec sa famille en présence du prêtre. Le beau-frère travaillant pour les Chemins de fer du Midi rappelle les difficultés de tenue des briques réfractaires présentes à l’intérieur des chaudières à vapeur.

Le prêtre, géologue, connaît bien la région, considérée comme l’un des deux bassins français d’argile dite "réfractaire", idéale pour fabriquer ces briques. Madame Duvigneau devint par la suite patronne et le prêtre, directeur technique de l’entreprise.

La société employa jusqu’à 350 personnes dans les années 1970 et intéressa de grands groupes comme Lafarge, qui en fut le propriétaire jusqu’en 1987.


Un marché orienté à l’international


Depuis la crise économique de 2009, Céraquitaine s’est tournée vers l’international. Aujourd’hui, 65 % de la production de l’entreprise est exportée, dont les deux tiers en Europe. Pour développer son marché dans le monde , elle a acquis en 2002 une chaîne de cuisson rapide, faisant passer le temps de cuisson de 42 à 4 heures.


La modernisation de cet outil est passée par la mise en œuvre d’une gestion de maintenance assistée par un ordinateur. Cette année, 26 salariés vont suivre l’équivalent de 2 059 heures de formation. Le but : fournir au-delà des gestes techniques, des connaissances relatives aux processus de fabrication de la céramique aux employés.

La Région Nouvelle-Aquitaine apportera une aide de plus de 38 000 euros.

"Le savoir-faire est dans les mains de nos opérateurs qui sont derrière les machines" a appuyé Gilles Pouteau.

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