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Jean-Luc Moudenc: La rentrée à Toulouse, entre sécurité et mobilité
Par Charline Poullain publié le 17 SEPT 2021 à 09:46
On se souvient de Toulouse en Grand. Cette fois, l'équipe municipale entend se concentrer sur le quotidien des habitants avec le programme Aimer vivre à Toulouse. À commencer par un nouveau renforcement des effectifs policiers. Explications avec Jean-Luc Moudenc, le Maire de Toulouse au micro de Ecomnews.

« Avec Aimer vivre à Toulouse, nous avons décidé d'ouvrir une nouvelle page, un nouveau paragraphe axé sur le quotidien des Toulousains », annonce Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.

« Pour attendre nos objectifs nous avons bâti une feuille de route autour de trois priorités : une ville plus tranquille, plus mobile, et des quartiers plus faciles à vivre. »

Il embraie immédiatement sur l’aspect sécuritaire : « Nous n'accepterons jamais qu’une petite minorité pourrisse la vie des autres, aussi nous allons doubler les patrouilles de police municipale ». Les effectifs policiers, qui avaient déjà doublé lors du précédent mandat, devraient passer de 350 à 450.

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De même des permanences de quartier de la police vont être ouvertes, une expérimentation est déjà en cours à Borderouge et Saint-Simon. Chaque quartier pourrait également être doté d’une maison de santé.

Les caméras de surveillance vont elles aussi augmenter. Elles sont au nombre de 454, « notre objectif est d'en déployer une centaine de plus ».

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Mobilité


« Toulouse va mettre les moyens pour développer la pratique du vélo. »
Avec une sécurisation des parcours existants et le développement annoncé de REV, le réseau cyclable express vélo visant à créer une meilleure connexion entre les quartiers et les villes. C’est peu ou prou la lacune reprochée par les opposants.
Un service de location de moyenne durée devrait aussi voir le jour et l’offre de Vélo Toulouse pourrait bien s’étoffer avec des vélos électriques et cargos.

Quant au réseau de transports en commun, il poursuit sur sa lancée : « Ce mandat verra la 3e ligne de métro et la mise en service de Téléo (N.D.L.R. Le téléphérique) ». Ce sont là les projets de Toulouse en Grand qui continuent.

La 3e ligne, qui se chiffre à environ 3 milliards d’euros, représente le projet le plus important de France après Paris. Le fait que le projet mobilités 2020-2025-2030 ait été retoqué par la justice ne remet pas en cause la 3e ligne, mais les aménagements qu’elle ne manquera pas d’induire sur la voirie pourront être contestés.

Un autre combat se poursuit, celui pour faire venir la ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse.

À venir également, la ZFE, la zone à faibles émissions, qui limitera l’accès au centre-ville aux voitures les plus polluantes : « Nous avons fait le choix d'une ZFE progressive qui ne touchera les véhicules individuels qu'en 2023 ».

La vitesse aussi va changer : 80 % de la voirie passera à 30 km/h. Quant aux parkings relais, leur capacité augmenterait d’un tiers, pour 8 500 places contre 6 500 actuellement.

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Permis de construire...

Le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUIH) aussi a été annulé par le tribunal administratif, au motif d'un étalement urbain non maîtrisé. « À l’heure où il y a des problèmes de logement et un besoin de construire, c’est une décision qui vient compliquer les choses, estime Jean-Luc Moudenc. Je trouve que c’est une situation folle ».

Pour ne pas stopper tout projet sur la zone métropolitaine, chaque commune est invitée à produire son propre plan. « Cela n'aura pas de valeur judiciaire mais pourra nous donner une visibilité jusqu'à l'entrée en vigueur du prochain PLUIH. »

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