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Saint-Priest : conséquence du Covid-19, Renault Trucks va supprimer 463 postes
Par Robert Fages publié le 01 JUIL 2020 à 09:57
Les sites de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise et de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, sont concernés. Ceci devrait conduire à la suppression, en France, de 463 postes, exclusivement des postes d’employés et de cadres.

La crise économique engendrée par la pandémie du Covid-19 va impacter fortement et durablement les résultats du fabricant de camions Renault Trucks dont le siège social est situé à Saint-Priest, près de Lyon dans le Rhône.

Renault Trucks s’attend à une baisse significative du marché du camion en 2020 et se prépare à une activité économique qui ne renouera pas, à court et à moyen terme, avec les niveaux d’avant la crise.

Le constructeur, filiale du Groupe Volvo, ressent déjà les effets de la fragilité économique du secteur du transport et s’attend à un ralentissement durable de la demande de ses clients.

La conséquence immédiate de cette situation est une chute significative des revenus du constructeur. Pour faire face à cette baisse de revenus et pouvoir continuer d’investir dans son futur, le fabricant de camions français s’emploie à réduire ses coûts.

Renault Trucks envisage de procéder à un ajustement de ses effectifs en France, afin de restaurer sa compétitivité, et assurer son développement sur le long terme.

Renault Tucks va s’adapter à la situation face à une demande des marchés plus faible, et accélérer sa transformation centrée sur l’expérience clients et conducteurs, et sur la transition énergétique.

Ceci devrait conduire à la suppression, en France, de 463 postes, exclusivement des postes d’employés et de cadres.

Sur les quatre sites que compte le constructeur de poids lourds en France, sont concernés sont ceux de Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise qui emploie 4 320 salariés et Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, qui fait travailler 1 320 personnes.

Pendant le confinement, le site de Vénissieux était entièrement à l’arrêt, mis à part une ligne de production de pièces détachées. Pendant cette période, les salariés on bénéficié des mesures de chômage partiel.

Les deux autres unités de production situées à Limoges (Haute-Vienne) et Blainville-sur-Orne (Calvados) devraient être moins touchées. Renault Trucks réfléchit, en parallèle, à créer de nouveaux postes par la ré-internalisation de certaines activités qui permettrait de réduire le nombre de suppression de postes de façon significative.

« Ajuster notre organisation et réduire nos coûts est impératif pour la pérennité de notre entreprise et pour celle de nos partenaires et fournisseurs », souligne Bruno Blin, président de Renault Trucks SAS qui poursuit : « Notre volonté est de nous appuyer uniquement sur des mesures de départs volontaires et des mobilités internes, et ainsi de ne procéder à aucun licenciement contraint ».

Ce plan d’adaptation des effectifs à la conjoncture, s’accompagnerait par ailleurs d’un transfert des compétences en interne ainsi que d’un plan de développement de nouvelles compétences afin de permettre au constructeur de se préparer aux nouveaux défis de son industrie.

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