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Marseille en mission « développement économique » à Londres.
Par Olivia Oreggia publié le 24 MAI 2016 à 08:27
Traditionnellement tournée vers la Méditerranée, la 2e ville de France se met à l’heure anglaise. Pendant 3 jours, Jean-Claude Gaudin s'est fait VRP de luxe pour son territoire à Londres, première place financière d’Europe. Dans ses bagages, il a emmené élus et chefs d’entreprises venus parler business et promouvoir ce que Marseille et sa métropole ont de meilleur.

A deux pas du London Bridge se trouve la très british Hay’s Galleria. Les Londoniens ont pu y jouer à la pétanque, humer le savon de Marseille, en découvrir les secrets de fabrication ou encore boire du pastis (avec modération bien sûr !).

L’Office de Tourisme de Marseille a en effet installé un mini village provençal, façon carte postale. Ne manque que les cigales !

Mais si la cité phocéenne est venue vendre son art de vivre et ses 300 jours de soleil annuels, elle est surtout venue faire la promotion de tout le reste, de tout ce qui se voit (beaucoup) moins.

« Marseille est une ville en mouvement », explique Jean-Claude Gaudin, avec un accent qui n’aura jamais rien de britannique. « Je répète souvent que nous n’avons pas la baguette magique de Harry Potter, mais grâce à tous nos efforts, Marseille rayonne désormais à l’international et se montre particulièrement attractive pour les plus grands investisseurs d’Europe certes, mais aussi d’Amérique et désormais d’Asie. »

Le Maire de Marseille est venu accompagné de la présidente du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal ; de la présidente d’Euroméditerranée, Laure-Agnès Caradec; ainsi que d’une cinquantaine d’élus, personnalités et chefs d’entreprises.

Objectif ? Montrer le meilleur visage du territoire provençal, uni, à de potentiels investisseurs, notamment dans les domaines du numérique, du tourisme, de l’industrie portuaire et de la recherche médicale.

 

 

Jean-Claude Gaudin a ainsi passé en revue les réussites made in Marseille : son port, le 1er de France avec un trafic global de 80 millions de tonnes de marchandises chaque année; son port côté escale (1,8 millions de croisiéristes l’an dernier), son attractivité (5 millions de touristes), son Université (71.000 étudiants), sa French Tech (40.000 emplois et un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros), son MUCEM, son pôle de recherche…

« Séduit par un emplacement unique au monde, Hammerson a choisi d’implanter son complexe commercial des « Terrasses du Port » au cœur du quartier d’affaires d’Euroméditerranée, le long du littoral marseillais où bat désormais le cœur économique de notre métropole et où se dresse la tour dessinée par Zaha Hadid pour le 3e armateur mondial, CMA-CGM », énumère encore le maire de la ville.

« Le groupe britannique a investi 466 millions d’euros pour offrir 190 boutiques avec vue sur la rade de Marseille. Cela vaut le coup d’œil, croyez-moi ! » 

Cet exemple n’est pas un cas isolé. Avec plus de 500 millions d’euros investis par des capitaux britanniques ces trois dernières années, Marseille entretient des liens étroits avec la Grande-Bretagne (grâce notamment à son jumelage avec Glasgow depuis 2006) et sait qu'elle ne doit pas relâcher ses efforts pour en récolter les fruits.

Cette opération séduction menée à Londres, se veut être la 1ère d’une série d’événements que Marseille veut développer en Grande-Bretagne. En attendant, la prochaine rencontre se fera en terrain sportif.

La cité phocéenne accueille le 11 juin prochain, le match Angleterre-Russie, dans le cadre de l’EURO de football. Les supporters anglais y sont attendus en nombre.

D’autant plus grâce à la liaison ferroviaire Eurostar qui rejoint, depuis un an désormais, Londres à Marseille. La ligne a accueilli plus de 120.000 voyageurs depuis son ouverture.

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