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Alès : Comment l’Agglomération allie-t-elle culture et développement économique ?
Par Dupleix Thomas publié le 05 MAI 2022 à 10:41
Reconnue à l’internationale pour son pôle mécanique et toute l’activité que le secteur draine sur le bassin alésien, l’Agglomération d'Alès jouit d’un véritable patrimoine culturel à faire valoir. C’est d’ailleurs en ce sens qu’elle a porté sa candidature au titre de Capitale Française de la Culture 2024 pour étendre encore un peu plus son rayonnement. Interview du président de l’intercommunalité, Christophe Rivenq.

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Le Pôle Mécanique comme porte-étendard mondial

Selon les services d’Alès Agglomération, le pôle est le premier site en France dédié à la création ou au développement d’activités industrielles de fabrication ou de services auto et moto.

Ce sont aujourd’hui 60 PME-PMI qui en occupent les 8000 m² de locaux. « C’est l’une des grandes réussites des 20 ou 30 dernières années sur ce territoire à plusieurs égards, se réjouit le président d’Alès Agglomération. D’une part il a créé près de mille emplois directs ou indirects, et puis il a créé de l’image pour notre territoire. »

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Constructeurs, pilotes et développeurs viennent ainsi fouler, tous les deux ans depuis 2010, les RIVE d’Alès - RIVE comme Rencontres Internationales des Véhicules Ecologiques.

Également lieu de recherche, avec l’IMT Mines Alès, c’est là que se font les innovations autour des mobilités durables de demain. « La première voiture à hydrogène en Europe a roulé à Alès en 2010, rappelle Christophe Rivenq. C’était aux RIVE. » Idem pour le dispositif en vogue dit de « rétrofitage », permettant de transformer un moteur thermique en moteur électrique.

Sport, tourisme, environnement, au fil des années la collectivité a cherché à construire des ponts entre les problématiques qui ont fait leur temps. « À travers cette image, Alès a pu faire cette reconversion entre les mines qui sont notre passé, analyse le président d’Alès Agglomération, et l’avenir autour du développement durable et des mobilités douces. »

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Candidature à la Capitale Française de la Culture 2024

L’avenir, c’est aussi cette candidature pour devenir la deuxième capitale française de la culture et succéder ainsi à Villeurbanne. « C’est une magnifique aventure, qui vaut le coup d’être tentée ! » s’enthousiasme Christophe Rivenq. Le label est décerné tous les deux ans par le ministère de la Culture pour mettre en concurrence les collectivités de 20.000 à 200.000 habitants et braquer ainsi les projecteurs sur le territoire lauréat.

Scènes nationales, pôle national des arts du cirque, festival du cinéma, etc. : tous les actrices et acteurs du monde de la culture sont mobilisés. Ils pourront compter sur des soutiens de poids avec Alexandra Lamy et Lionnel Astier au moment de déposer officiellement la candidature dans le courant du mois de mai. Une candidature de « cré-acteur de culture » comme l’aime à le répéter le président de l’Agglomération.

« On a une culture qui vient de la mine, du passé vers les étoiles, confie Christophe Rivenq. Ici l’ingéniosité coule dans nos veines et la culture coule en Cévennes ! »

À noter qu’Alès Agglomération prévoit un évènement festif de soutien en ce début de mois de mai dans les rues du centre-ville d’Alès (voir le site lemag.ales.fr). Première étape : la phase de pré-sélection avant peut-être de rejoindre, fin juin, les dix collectivités finalistes.

Verdict final : février 2023.

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