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Alpes-Maritimes : La baisse préoccupante du stock des biens immobiliers entraîne une hausse significative des prix
Par Sanya Maignal publié le 19 MAI 2022 à 09:00
Les partenaires de l’Observatoire Immobilier se sont réunis pour un point sur le marché immobilier d’habitat dans les Alpes-Maritimes. La demande est de plus en plus importante depuis la crise sanitaire et le déficit de l’offre nouvelle est une fois de plus au cœur des préoccupations des professionnels. Point avec l’Observatoire Immobilier d’Habitat de la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur.

Avec la crise sanitaire les acquéreurs se font de plus en plus nombreux : « Tout le monde a envie de déménager, d’avoir une terrasse, un jardin », explique Cyril Messika, nouveau président de l’Observatoire Immobilier d’Habitat de la Chambre de Commerce et d’Industrie Nice Côte d’Azur.

L’an dernier et depuis le début de cette année, les livraisons du neuf ont été beaucoup moins importantes qu’avant 2019. Les appartements se font de plus en plus rares et les Alpes-Maritimes et sont en souffrance d’entre 5000 et 7000 unités.

Lorsque le neuf souffre…

Avec la crise sanitaire les programmes neufs ont fait une pause, certains se sont arrêtés, d’autres ont fonctionné au ralenti, en tout cas les livraisons ont été beaucoup moins importantes. La situation géopolitique et l’augmentation des prix des matières premières et de l’énergie n’arrangent pas les choses. Ajoutez-y une baisse considérable de 9,8 % des autorisations de construction ainsi que la baisse de 3,8 % de la mise en chantier...

Même si l’offre nouvelle s’est redressée (+53% au premier trimestre 2022, par rapport à un niveau bas du premier trimestre 2021 et +25% sur quatre trimestres consécutifs), le volume d’offres nouvelles reste encore insatisfaisant.

Le volume des ventes a mécaniquement progressé de 29 % par rapport au premier trimestre 2021, (+5% sur l’année glissante), et cela en grande partie grâce aux achats « en bloc » réalisés dans le cadre du Plan de relance.

Ces ventes constituent en effet 45% des ventes totales sur les quatre trimestres consécutifs et leur part a progressé de +88% en un an. Le nombre de logements disponibles (2200) est en retrait, avec un délai d’écoulement qui s’établit à seulement 5 mois, au plus bas depuis 10 ans.

« Libérons le foncier !, lance le nouveau Président de l’OIH. Ainsi les prix augmenteront moins vite. »

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l’existant compense !

Face à une offre neuve insuffisante, le marché de l’existant a encore compensé pour partie l’absence de production à moins de 4 500€ le m2, entraînant une augmentation des reventes de +16% au premier trimestre 2022, et de +22% sur quatre trimestres consécutifs.

La baisse du stock de biens existants en revente entraîne du coup une hausse des prix de 6%, et atteignent une moyenne de 4 470€ m² (contre 3869 m² en 2016, le moment où l’immobilier a été le moins cher dans les Alpes-Maritimes). Il faut souligner que les prix augmentent moins vite que dans certaines autres grandes métropoles comme Toulon, Marseille ou encore Reims (+11,4 %) et Montpellier (+9,2 %).

Comment loger les actifs ?

La réponse est d’une part dans le neuf côté « vente en bloc » : au premier trimestre les partenaires sociaux ont acquis, pour les actifs, 759 appartements soit 59 % des unités mises en vente dont le prix au mètre carré est de 3229€ contre les 5955€ en secteur libre.

« Les acquisitions pour les actifs sont plus compliquées, concède Cyril Messika. Toutefois, ceux qui souhaitent faire un investissement locatif ou acheter un premier bien, il est possible de trouver facilement des studios autour de 100.000 euros ».

En ce qui concerne le locatif, la Caisse des allocations familiales a aidé l’an dernier pratiquement un cinquième de la population via les aides au logement à hauteur de 270 millions d’euros.

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L’avenir nous le dira

Malgré un stock de biens insuffisants, des inquiétudes quant à la situation géopolitique, le coût de l’énergie, matières premières et des problèmes avec des permis de construire, Cyril Messika reste optimiste :

« Les tendances sont bonnes, il faut libérer le foncier, aussi. Le marché est extrêmement vivant, les acquéreurs sont extrêmement motivés et les prix pas forcément plus élevés qu’ailleurs ! Restons motivés ! »

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