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Pourquoi le renoncement de Carles Puigdemont ne règle toujours pas la crise Catalane ?
Par Juli Choquet publié le 02 MARS 2018 à 13:15
L’ancien président du Parlement Catalan, Carles Puigdemont a annoncé son désistement en direct sur les réseaux sociaux pour laisser sa place à Jordi Sanchez (non officiel) un des dirigeants de l’ANC qui demeure en détention provisoire. Dans ce contexte, difficile de trouver un président du Parlement Catalan en mesure d’exercer son mandat. Explications.

Le dénouement d’un long bras de fer entre Carles Puigdemont et Madrid s’est donc déroulé jeudi sur les réseaux sociaux. Le nom de Jordi Sanchez en tant que successeur circule.

Jordi Sanchez : une nouvelle candidature impossible

Ce chef du parti de l’ANC (Assemblée Nationale Catalane) dirige la plus puissante association en faveur de l’indépendantisme Catalan. Une suite logique sauf que ce dernier est toujours placé en détention provisoire pour sa participation à la tenue du vote illégal d’octobre en Catalogne.

Discorde au sein des partisans de l’indépendantisme

Une position qui ne satisfait pas non plus ses alliés de la CUP le parti d’extrême gauche Catalan. Ses représentants avaient déjà émis des doutes sur le maintien de Carles Puigdemont à l’investiture du Parlement tant que celui-ci était éxilé à Bruxelles. Carles Riera le porte parole de la CUP déclarait encore au journal l’indépendant le 27 février que son parti était « loin voir très loin de trouver un accord ».

Une paralysie des institutions Catalanes

Si les partisans de indépendantisme (majoritaire au Parlement à la suite du vote du 22 décembre) veulent avoir un président de Parlement de leur bord politique, ceux-ci doivent absolument trouver les termes d’une alliance. Sans cela, le parlement Catalan risque de se trouver encore plusieurs mois sans gouvernement et donc toujours sous tutelle Espagnole détenue à ce jour par Soraya Saenz de Santamaria.

A la complexité des nominations s’ajoute le soutien maintenant très clair donné par l’Union Européenne au camp Rajoy. L’avenir de Puigdemont est compromis car en cas de retour en Espagne, il risque très vraisemblablement l’emprisonnement.

Les sondages eux montrent que même si une partie de la population Catalane continue de reconnaître Carles Puigdemont comme président légitime, une autre part grandissante se lasse du bras de fer. Avec seulement 40% d’adhésion, le séparatisme serait fortement en baisse en Catalogne.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Catalogne :

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