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Quelle est la situation démographique de la Nouvelle-Aquitaine ? Est-elle toujours aussi attractive ?
Par Denys Bédarride publié le 11 JAN 2021 à 10:09
Entre 2013 et 2018, la Nouvelle-Aquitaine, toujours aussi attractive, gagne 136 000 habitants, en dépit d’un nombre de naissances inférieur aux décès. Département parmi les plus prisés durant la période précédente, la Dordogne perd désormais de la population. La croissance démographique de la région se concentre surtout en périphérie des principaux pôles d’emplois et de population. Analyse avec la dernière étude de l'INSEE.

La Nouvelle-Aquitaine, un déficit naturel et un dynamisme migratoire

Au 1er janvier 2018, avec 5 979 778 habitants, la Nouvelle-Aquitaine rassemble 9 % de la population française. Derrière l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes, elle se classe 4e juste derrière les Hauts-de-France, et devance de très peu l’Occitanie.

Entre 2013 et 2018, sa population croît en moyenne chaque année de 0,5 % (+ 0,4 % pour la moyenne nationale). Elle gagne 136 000 personnes en cinq ans, quand la différence entre les naissances et les décès lui en fait perdre 27 000.

Ainsi, la Nouvelle-Aquitaine partage, avec la Corse, la caractéristique d’être la seule région dont l’évolution de population est freinée par un déficit naturel.

Toutefois, l’attractivité néo-aquitaine est parmi les plus fortes de France, aussi son excédent migratoire apparent soutient la croissance démographique de la région.

La Gironde, aux premières places du classement national en matière de croissance démographique

Avec 1,6 million d’habitants, la Gironde concentre plus d’un quart de la population régionale, suivie des Pyrénées-Atlantiques et de la Charente-Maritime. Comme en 2013, la Gironde est le 7e département le plus peuplé de France, et la Creuse conserve son avant-dernière place devant la Lozère.

Entre 2013 et 2018, la Gironde figure aux premières positions du classement national en termes d’évolution moyenne. Les autres départements littoraux, la Vienne et les Deux-Sèvres gagnent également des habitants. Dans les autres départements, la population varie peu, hormis un recul plus marqué en Creuse mais également en Dordogne.

Par rapport à la période antérieure 2008-2013, la croissance de la population ralentit notablement dans les Landes, la Dordogne et le Lot-et-Garonne. À l’image de la région et à l’exception de la Gironde et de la Vienne, un déficit naturel ou un solde nul persistent dans tous les départements.

Comme entre 2008 et 2013, la contribution du déficit naturel à l’évolution de la population de la Creuse est la plus forte de France (– 0,9 %), loin derrière la Nièvre (– 0,6 %).

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Aires d’attraction des villes : les pôles progressent moins que les couronnes

Entre 2013 et 2018, les plus grandes aires d’attraction des villes, d’une part, et de nombreuses couronnes des pôles, d’autre part, portent la croissance démographique de la Nouvelle-Aquitaine.

Si la population progresse en moyenne de 0,4 % par an dans les pôles, elle augmente presque deux fois plus dans leurs couronnes: de nombreux ménages s’y installent en effet, notamment dans celles des pôles les plus peuplés, pour rester proches des emplois, tout en bénéficiant de logements plus grands ou davantage accessibles à l’achat.

C’est dans les aires de plus de 200 000 habitants que la population croît le plus, en particulier dans celles de Bordeaux, Bayonne et La Rochelle, avec + 1 % par an.

En attirant notamment de nombreux actifs et jeunes, grâce aux opportunités d’études supérieures et d’emplois, ces aires échappent au déficit naturel observé plus largement dans la région.

Source INSEE

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