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28/07/2017 à 07:01
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///   La digitalisation dans les milieux bancaires inquiète les syndicats !

par le

État des lieux de la situation et prévisions avec Ecomnews sur les conséquences des évolutions technologiques sur le milieu bancaire.

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L’intelligence artificielle (IA) est synonyme de progrès. Dans le milieu bancaire, elle effraie. Patrons et salariés tirent la sonnette d’alarme. Les assistants virtuels sont devenus la tendance. En 2016, le CIC-Crédit Mutuel ouvre la voie, développe puis utilise le logiciel Watson d’IBM.  

Les tablettes en agence et les prises de rendez-vous en ligne amorcent ce mouvement.  Le groupe LCL a été le premier à supprimer les chargé(e)s d’accueil.

Le syndicat FO Banques parle « d’une catastrophe sociale » et estime à 30 000 le nombre de postes menacés à terme.

Autre syndicat à prendre la mesure de l’impact possible de ces évolutions technologiques : le SNB/CFE-CGC (Syndicat National de la Banque et du crédit CFE-CGC).

Son Président National, Régis Dos Santos, qui répond aux questions d’EcomNews, n’hésite plus désormais à faire un parallèle avec la situation dramatique que connut voilà quelques décennies le monde de la sidérurgie. Il estime que sans anticipation et adaptation, l’emploi dans le secteur bancaire pourrait connaitre de graves difficultés dans les années à venir.

Pour lui, « si la profession bancaire est toujours très dynamique en matière de recrutement, elle n’est plus créatrice net d’emplois depuis 2011 ».

Avec 370.300 personnes y travaillant, le secteur bancaire représente 2,3% de l'emploi salarié privé en France. Toutefois, la baisse des effectifs se poursuit régulièrement : -0,3% en 2016 après -0,6 % en 2015.

Pour le Président de la 1ère organisation syndicale du secteur bancaire, la baisse de la fréquentation des agences qui conduit à des fermetures, le changement de comportement des clients qui réalisent de plus en plus d’opérations à distance et la transformation digitale en cours expliquent principalement cette baisse régulière du nombre de salariés, baisse qui ne devrait plus s'inverser.



Regis D






Pour lui, il est indispensable de prendre des mesures rapidement dans trois domaines essentiels.

Il s’agit tout d’abord d’améliorer les conditions de travail. En effet, si le nombre de salariés diminuent, la charge de travail reste néanmoins la même et repose sur moins de personnes. Il conviendrait ensuite de mettre en œuvre de réels moyens pour favoriser la mobilité des collaborateurs.

Enfin, il estime « fondamental pour l’avenir, non seulement des salariés mais également des banques traditionnelles, d’engager au plus vite un vaste Plan Marshall de la formation professionnelle dans l’ensemble du secteur bancaire ». 

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Régis Dos Santos, Président du Syndicat National des Banques (SNB)

Pour le Président du SNB/CFE-CGC, les « conseillers de clientèle actuels, qui sont pour une très large majorité d’entre eux des généralistes, doivent être formés et accompagnés pour devenir demain les experts et spécialistes que les clients attendront dans les agences ».

En ce qui concerne l’arrivée de l’intelligence artificielle ou cognitive dans le secteur bancaire, il précise que son organisation, comme les salariés d’ailleurs, n’y sont pas opposés a priori.

Dans l’exemple du logiciel Watson mis en place dans le Groupe Crédit Mutuel et le Groupe CIC, il signale que « pour l’instant, ce logiciel d’intelligence artificielle traite les e-mails et permet d’aller chercher plus rapidement des informations dans la base documentaire de l’entreprise, générant un gain de temps pour les conseillers.

Toutefois, il est clair qu’un logiciel de ce type peut aller beaucoup plus loin. Le nouvel entrant sur le marché, Orange Bank va d’ailleurs également utiliser Watson mais sans intermédiaire et directement en contact avec les clients par téléphone. ».

Dès lors, pour le responsable syndical, « la véritable question qui se pose est de savoir jusqu’où les banques envisagent d’aller dans le déploiement de cette nouvelle technologie ».

Pour lui, « si l’objectif est exclusivement de transformer les gains de temps en économie de masse salariale, les conséquences pourraient rapidement être désastreuses en terme d’emplois ».

Les conclusions de l’étude commandée par l’AFB ne sont pas davantage rassurantes. L’organisation professionnelle alerte l’opinion publique et le gouvernement sur la montée en puissance des GAFA qui menaceraient 25% des postes.

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