Les élections municipales 2026 en Occitanie s'annoncent comme un moment clé pour la région, marquant le renouvellement des conseils municipaux dans ses 13 départements. À moins de deux sept semaines du scrutin, les campagnes battent leur plein, avec des enjeux locaux variés allant de l'environnement à la sécurité, en passant par l'économie et les infrastructures. Ces élections interviennent dans un contexte national instable, où les dynamiques politiques locales pourraient influencer les équilibres régionaux. Découvrez notre vidéo pour tout savoir sur les municipales en chiffre clés.
Dates et contexte général
Les élections municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2026, avec un premier tour suivi d’un second en cas de besoin. Ce scrutin concerne les 4 446 communes d’Occitanie, une région vaste et diverse, du littoral méditerranéen aux Pyrénées.
La campagne, jusque-là relativement atone, entre dans son sprint final, avec la plupart des candidats déclarés. Des thèmes récurrents émergent, comme la protection de la nature – avec 10 mesures proposées par la LPO pour un mandat utile à la biodiversité – ou les propositions de l’économie sociale et solidaire (ESS) pour intégrer plus d’initiatives locales. Par ailleurs, la Chambre régionale des comptes Occitanie observe une période de réserve depuis le 1er décembre 2025, évitant toute publication de rapports sur les communes jusqu’après le scrutin.
Dans les petites communes, un défi majeur se pose : certaines risquent de se retrouver sans candidats, en raison de responsabilités croissantes et d’une démographie déclinante. À l’inverse, dans les zones rurales comme en Haute-Garonne, des maires septuagénaires repartent en campagne faute de successeurs. Les sénateurs, eux, préparent déjà le “troisième tour” – l’élection des grands électeurs – en sillonnant les territoires.
Les grandes Villes en lice
Les projecteurs se tournent vers les métropoles régionales, où les batailles s’annoncent intenses.
Toulouse : Une Ville au cœur à gauche ?
À Toulouse, la capitale régionale, le scrutin oppose des figures marquantes. Le député François Piquemal (La France Insoumise) mène la charge à gauche, affirmant que “Toulouse a le cœur à gauche” et qu’il n’y a “pas de raison que le Capitole ne bascule pas”. Il a tenu un meeting avec Jean-Luc Mélenchon devant plus de 1 500 personnes, critiquant la “vieille droite rance”. Du côté du Rassemblement National, le député européen Julien Leonardelli conduit la liste. Le candidat socialiste François Briançon s’oppose à des projets emblématiques comme la Tour Occitanie, un gratte-ciel controversé qui devient un obstacle électoral. Les enjeux tournent autour de l’urbanisme, de la mobilité et de l’attractivité économique.
Mais Jean-Luc Moudenc le maire actuel tient bien sa ville et affiche un bilan positif.
Montpellier : Guerre des gauches et défis pour le sortant
À Montpellier, le maire sortant socialiste Michaël Delafosse est favori des sondages mais fait face à une opposition fragmentée. Il a inauguré sa permanence de campagne et dévoilé des mesures, comme une aide pour les familles. Parmi ses rivaux, le milliardaire Mohed Altrad, président du club de rugby MHR, promet de renoncer à ses indemnités d’élu s’il l’emporte. Nathalie Oziol et d’autres listes de gauche divisent le camp progressiste, créant une “guerre des gauches”. Delafosse se positionne “seul contre tous”, avec des thèmes comme la sécurité et le développement urbain au cœur des débats.
Nîmes : Six Listes pour un scrutin ouvert
Nîmes présente six listes au premier tour, reflétant une diversité politique. Le maire sortant Jean-Paul Fournier (Les Républicains) ne se représente pas et son bilan sera défendu par Franck Proust le président de Nîmes Métropole. Il affrontera notamment Vincent Bouget, tête de liste de “Nîmes en Commun” (gauche unie), qui a dévoilé un programme axé sur la sécurité avec des commissariats mobiles et la lutte contre les violences. Le Rassemblement National mise sur Julien Sanchez, ancien maire de Beaucaire, pour conquérir la ville. Des sondages et controverses, comme celles autour du Nîmes Olympique ou des enjeux environnementaux, animent la campagne.
Perpignan : Le RN en position de force, la Gauche divisée
À Perpignan, le maire sortant Louis Aliot (Rassemblement National) brigue un second mandat, vantant son bilan en sécurité avec plus de policiers et de caméras. Il fait face à une gauche fragmentée en trois listes, ce qui agace fortement la présidente de Région Carole Delga : “Je ne cautionnerai pas ça”. Mathias Blanc, à la tête de “Perpignan Autrement”, propose des mesures pour revitaliser la ville, affirmant qu’elle “mérite mieux”. Des obstacles judiciaires planent sur Aliot, mais les sondages le placent en pole position.
Thèmes principaux et perspectives
Au-delà des villes phares, des enjeux transversaux dominent : la transition écologique, la relance économique post-crise, et l’artisanat – avec des propositions de la CAPEB pour soutenir les PME. Dans les Pyrénées-Orientales, des appels à des listes de gauche unies émergent, comme à Estagel. Les maires engagés à gauche, y compris communistes, se représentent pour défendre des valeurs sociales.
Ces élections pourraient redessiner la carte politique d’Occitanie, avec un RN en embuscade dans plusieurs bastions et une gauche cherchant l’unité. Les électeurs sont appelés à vérifier leur inscription et à utiliser des procurations si nécessaire. Le scrutin s’annonce disputé, reflet des aspirations locales dans une région dynamique mais confrontée à des défis persistants.































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