#AvisDExperts #Decideurs #Economie #International #Occitanie #Occitanie
redaction
22 août 2017 Dernière mise à jour le Mardi 22 Août 2017 à 07:07

Cosignataire d'une lettre à l'attention du ministre de l’agriculture Stéphane Travers, le sénateur de l'Hérault Henri Cabanel nous explique la situation de crise du vin français face à une concurrence venue d'Espagne qu'il juge déloyale. 5 millions d

« Nous pensons que nous pouvons trouver des solutions face à des actions frauduleuses : développement des contrôles des camions à la frontière, développement des contrôles des étiquettes en Grande Distribution et surtout que le rapprochement avec votre homologue espagnol permette réellement de mettre en commun les forces pour lutter contre la fraude ».

C’est sur ces mots forts que débute le communiqué de presse des députés Patrick Vignal et Philippe Huppé ainsi que des sénateurs Henri Cabanel et Robert Navarro.

Viticulteur devenu Sénateur, Henri Cabanel, connait son sujet. L’an passé, déjà, il avait interpellé Stéphane Le Foll, alors ministre de l’agriculture, sur un problème qui menace l’une des filières françaises mondialement reconnue : Le vin 

Un ras le bol des vignerons français

Il y a dix ans, la France importait un peu plus de 2 millions d’hectolitres de vins espagnols. Aujourd’hui, c’est plus de 5 millions qui franchissent la frontière. Un raz-de-marée qui a débouché sur un ras le bol des vignerons Languedociens. Ces derniers ont d’ailleurs montré leur mécontentement en mettant en place des opérations « coup de poing » et en obligeant des camions venus d’Espagne à déverser leur contenu.

Une situation de crise en Pays d’Oc qui s’explique par l’accumulation de stocks dans les caves coopératives mais aussi un risque de faillite pour certains viticulteurs qui ne peuvent plus lutter en termes de tarifs avec leurs homologues du sud de l’Europe. 

 

 Henri Cabanel - Vins Espagnols

Le coût de production dans le viseur.  

D’un côté la France, de l’autre l’Espagne. Deux pays séparés par une chaîne de montagne mais aussi des coûts de production totalement différents. En effet, dans l’Hexagone, les contraintes sanitaires sont plus importantes et par conséquent plus coûteuses. Il en va de même pour les charges sociales qui sont beaucoup plus élevées. Deux facteurs qui ne permettent pas aux produits français de pouvoir rivaliser en termes de coût final dans les supermarchés. « Nous n’avons pas peur de la concurrence, tempère le Sénateur Héraultais Henri Cabanel, mais nous voulons qu’elle soit clairement affichée au niveau de la qualité des produits. »

Un étiquettage plus clair.

Aujourd’hui, des vins espagnols trônent aux côtés des vins français dans les rayons des grandes enseignes tout en entretenant un certain flou quant à leur provenance. Un problème pour Henri Cabanel qui explique que les vins espagnols, par exemple, n’hésitent pas à utiliser « des marques à consonnance française avec des prix moins chers. » Un procédé qui incite donc le consommateur français à aller vers le prix le plus bas ignorant parfois qu’il n’achète pas un produit national.

De leur courrier, les 4 parlementaires n’attendent désormais qu’une seule chose : « trouver une solution rapide et pérenne » à un problème qui « n’est pas sans répercussion sur l’équilibre de la balance commerciale de notre pays. »

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *