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AFPA : Quel bilan peut-on tirer du programme Hope pour les réfugiés, un an après ?
Par Guillaume Bernard publié le 11 JUIN 2019 à 08:00
Lancé en mai 2017 via un accord cadre signé par l'Etat, Pôle Emploi, l'office français de l'immigration, l'Afpa et huit OPCO dont le FAF TT, le programme HOPE, permet à quelques réfugiés de se former à un métier et d’apprendre le français. Bilan un an après en direct de Toulouse.

Le programme Hope (Hébergement, Orientation et Parcours vers l'Emploi) est un parcours de 8 mois composé de cours de français et de l’apprentissage d’un métier en entreprise dans le BTP, les services et l’industrie.

Depuis novembre 2018, 12 réfugiés, 10 Soudanais, un Afghan et un Ivoirien se retrouvent dans l'enceinte de l’AFPA (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) Palays à Toulouse pour y apprendre le Français et être formés au métier de maçon voirie réseaux divers (aussi appelé maçon VRD).

Pendant les trois premiers mois, ils ont suivi un apprentissage intensif du français, dispensé par Nedjma Pavard, formatrice Français Langue Etrangère.

“Ils sont entrés avec le niveau A1, c’est-à-dire qu’ils pouvaient dire quelques mots pour exprimer des choses simples mais pas plus. Mon but à la fin de la formation c’est qu’ils puissent se débrouiller dans n’importe quelle situation”, explique la professionnelle.

Pour progresser en français, ils ont par exemple participé, lors des enseignements de Nedjma Pavard à la création d’un “livre-objet”, dans lequel ils ont compilé des textes et poèmes de leur invention.

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Un apprentissage qui ne se réduit pas à la langue puisque, détaille Nedjma Pavard : “le programme Hope est un accompagnement global qui permet de considèrer la personne dans son ensemble.” Les jeunes hommes sont ainsi aidés dans leur démarches administratives auprès de la préfecture, dans leur recherche de logement mais aussi d’emploi.

Se former dans un secteur en tension

Car un des objectifs premier du programme Hope c’est l’insertion professionnelle.

Ainsi, si pendant les 3 premier mois, ils ont passé seulement deux semaines de stage de découverte dans des entreprises du bâtiment, il passent ensuite en Contrat de Développement Professionnel Intérimaire (CDPI) et partagent leur temps entre leur formation et le travail en entreprise.

Ils travaillent ainsi pour des entreprises telles que Adecco ou Eiffage. “Les entreprises du BTP ont besoin de maçon VRD, c’est un secteur en tension”, déclare Philippe Coustel directeur du centre AFPA Toulouse Palays.

Et en effet, Jamal Yagoub, Aboubacar Doumbia et Adam Babiker, qui ont suivi la formation à l’AFPA ne doutent pas qu’ils trouveront du travail à la fin.

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