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La Métropole de Grenoble veut attirer les entreprises innovantes sur le site de Grenoble Chemical Park
Par Johanne Eva Desvages publié le 06 DEC 2018 à 09:04
A l’occasion de la 28e édition du salon Pollutec à Lyon, Bertrand Spindler, vice-président de Grenoble Alpes Métropole délégué à l'énergie et à l'aménagement numérique, a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour inciter les entreprises innovantes à s’installer sur le site de Grenoble Chemical Park. Reportage.

C’est une initiative dont le vice-président est particulièrement fier : le raccordement de Grenoble Chemical Park au réseau urbain. Grenoble-Alpes, qui a obtenu le statut de métropole en 2015, a mis en place une feuille de route sur l’énergie, avec pour objectifs en 2030 une baisse des consommations et le développement des énergies renouvelables.

C’est dans cette optique que le vice-président de Grenoble Alpes Métropole délégué à l'énergie et à l'aménagement numérique, Bertrand Spindler, a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour inciter les porteurs de projets dans les domaines de la chimie, de l’énergie et de l’environnement, à intégrer l’écosystème grenoblois.

Avec le parc industriel « Grand Sud », regroupant les plate-formes chimiques Pont-de-Claix et Jarrie, la ZAC du Saut du Moine Champagnier et le projet « Papeteries » Pont-de-Claix, ce sont plus de 50 hectares disponibles pour permettre aux entreprises innovantes de s’implanter et développer des synergies avec des industriels déjà présents : produits, utilités, services…

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A l’occasion du salon Pollutec à Lyon, Bertrand Spindler nous a rappelé l’engagement de la métropole pour bâtir un territoire en respect avec la transition écologique :

« Dans notre réseau de chaleur, nous sommes déjà à 60% d’énergie renouvelable ou de récupération. Nous avons une centrale au fioul qui va être abandonnée et la métropole est en train de construire une nouvelle centrale à bois appelée Biomax », dont l’approvisionnement se fera 60 à 70 km autour de Grenoble, « avec une récupération du bois de second oeuvre et des déchets de bois pour l’alimenter».

Le raccordement de Grenoble Chemical Park au réseau urbain permet depuis cet automne de valoriser la chaleur dérivée de l’incinérateur d’ordures ménagères (20 GWh en été) et de celle produite par la centrale de cogénération de Solvay (23 GWh en hiver), située sur la plate-forme chimique de Pont-de-Chaix.

Ce projet fait suite à l’étude VALENEG initiée l’an passé par la métropole grenobloise, en partenariat avec l’ADEME, le pôle Axelera et les industriels de Grenoble Chemical Park. Elle avait ainsi permis de mettre en évidence un grand potentiel pour l’hydrogène et la chaleur disponibles sur le site Grenoble Chemical Park.

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