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Pays d’Arles : Le Contrat de Transition Écologique (CTE) signé. Pour quels objectifs ?
Par Fiona Urbain publié le 19 NOV 2019 à 09:49
Le Pays d’Arles qui comprend le PETR et les intercommunalités ACCM, Terre de Provence, et CCVBA a signé un Contrat de Transition Ecologique en présence d’Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre à la Transition Ecologique. Il s’agit du premier contrat signé depuis le déploiement du dispositif en juillet 2019. 22 actions impliquant plus de 70 acteurs publics et privés seront développées sur 4 ans.

Dans le cadre de son déplacement en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, a signé le Contrat de transition écologique (CTE) avec le Pôle d'Équilibre Territorial et Rural (PETR) du Pays d'Arles et les intercommunalités Arles Crau Camargue Montagnette, Terre de Provence, et Vallée des Baux-Alpilles.

Depuis 2012, le Pays d'Arles poursuit une démarche globale de transition énergétique et écologique sur le territoire, qui a donné lieu à l'adoption de son Plan Climat en 2016, et aujourd'hui à la reconnaissance par l'Etat de l'exemplarité du territoire en la matière avec la signature d'un CTE.

Le Contrat de transition écologique (CTE) du Pays d’Arles mise sur ses ressources naturelles et ses acteurs locaux pour développer les filières de bio-économie, d'économie circulaire et de production d'énergie renouvelable.

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Il est exemplaire par son nombre d’actions et sa part de financements privés (95%) qui concerne une grande partie des actions pour un montant total de 33 millions d’euros.

Les actions environnementale entreprises devront s'inscrire dans le cadre des quatre thématiques proposées :

- le développement des filières de matériaux biosourcés

- la valorisation énergétique de la biomasse

- la valorisation du potentiel solaire

- la préservation et la valorisation des ressources en eau.

Le CTE du Pays d'Arles compte 22 actions à développer impliquant plus de 70 acteurs publics et privés. Parmi les signataires privés ou associatifs : la fondation LUMA, NGE, la filière rizicole, les Centrales Villageoises du Pays d’Arles…

Ces initiatives pourront êtres soutenues financièrement et techniquement par l’ADEME, l’Agence de l’eau, le Cerema, la Banque des Territoires et l’établissement public d’aménagement Euro Méditerranée par exemple.

Le CTE devrait aussi permettre de recourir au droit à l’expérimentation et ainsi lever certains freins règlementaires à la mise en œuvre de projets, tels que la réutilisation des eaux usées traitées.

Les partenaires ont 4 ans pour mener à bien ces 22 projets. Dans cette période, de nouvelles actions pourront s'agréger au contrat.

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Trois exemples d’actions concrètes :

  • Création d'un pôle de valorisation de la paille de riz en Camargue :

L’objectif est de créer une filière de valorisation de la paille de riz, du champ au chantier de construction via la conception d’un panneau d’isolation principalement constitué de paille de riz (92 %) en alternative aux panneaux d’isolation conventionnels en laine de roche ou de verre.

La Camargue dispose d’un gisement de biomasse considérable : le riz. Par sa décomposition en milieu inondé, il contribue à la production de gaz à effet de serre. La production d’un kilogramme de grain correspondrait à l’émission d’environ 100 g de méthane, ce qui représenterait 7 000 tonnes par récolte.

Par sa biodégradabilité dans les sols, très lente, la paille de riz, impose aux riziculteurs la pratique du brûlage qui représente un gaspillage énergétique évident et une émission en gaz à effet de serre et de particules fines importante. Il est donc d’un intérêt majeur pour la filière de conduire une réflexion pour en atténuer les effets en trouvant une valorisation à la paille de riz.

  • Développement d’une gamme de matériaux via la valorisation des déchets issus de la culture des tournesols :

La structure mousseuse de la tige des tournesols, les solides branches de l’écorce et les protéines vert sombre de la fleur peuvent constituer des ressources pour produire des biomatériaux innovants (panneaux acoustiques, bioplastique).

Une action est menée en collaboration avec le Laboratoire de Chimie agro-industrielle pour trouver un procédé de séparation de la tige et de la moelle du tournesol. L’objectif est de structurer une filière allant de la conception d’une gamme d’objets avec des designers à partir des matériaux issus du tournesol à la conception des lignes de fabrication claires de chaque matériau.

Il s’agit également de créer un lien étroit avec le centre culturel expérimental « l’Atelier Luma » via le partage d’un espace de travail afin de créer un atelier dédié à la fabrication de ces matériaux.

  • Optimisation énergétique des stations de pompage en Camargue :

Les stations de pompage des associations syndicales de Camargue sont des infrastructures indispensables à l’irrigation et à l’assèchement des terres sur le territoire. Elles constituent un des maillons déterminants au maintien d’une activité économique agricole tout en participant à l’équilibre environnemental camarguais.

Les deux objectifs de l’action sont à la fois de réduire les consommations d’énergie des pompes des associations syndicales de Camargue (et par conséquent les coûts de pompage) et de moduler l’intensité des pompages d’irrigation pour diminuer la pression sur la ressource en eau.

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