Le projet du couloir ferroviaire méditerranéen semble à l’arrêt depuis quelques temps. L’initiative devait relier l’Espagne à d’autres pays européens. De nombreux responsables politiques se sont réunis en Espagne, à Barcelone, afin de discuter de l’a
Le couloir méditerranéen s’effectue dans le programme de développement des infrastructures de transport de l’Union européenne nommé réseau de transport transeuropéen (RTE-T). Une initiative mise en place depuis octobre 2011 qui devait favoriser les échanges économiques entre les pays membres.
Ce projet comprend la construction d’une ligne ferroviaire reliant la péninsule ibérique à la frontière ukrainienne, soit plus de 3000 kilomètres de chemins de fer. Pourtant, le développement de cet axe ferroviaire a des difficultés à se mettre en place. Certains tronçons de ligne sont partiellement construits et d’autres carrément inexistants.
Une chance pour la Catalogne
La Generalitat de Catalogne pousse pour que le projet accélère. En effet, le tronçon Figueras-Perpignan au niveau de la frontière française connaît un retard d’exécution qui engendre un trafic dix fois inférieur à celui prévu en 2009.
Carles Puigdemont, président de la région de Catalogne, énonce que ce retard provoque « une perte de postes de travail et d’opportunités pour notre tissu économique ». Selon les autorités de Catalogne, le couloir méditerranéen sera un levier économique pour la région et pour les habitants.
La création de cet axe de communication devrait favoriser les échanges dans l’euro-région méditerranée. Le développement d’une nouvelle dynamique économique entre les zones du pourtour méditerranéen européen qui va permettre d’augmenter les flux de marchandises. Ces régions sont des points d’entrées sur le territoire européen, avec 25% du transit maritime entre l’Asie et l’Europe qui arrive par ces ports.
Un projet en suspend
La mise en place de cet axe routier devrait permettre de réduire les engorgements routiers au niveau de Tarragone en direction de Valence. Il est vrai que 28 millions de tonnes de marchandises transitent par la route contre 1,4 millions par voie ferrée. Le pouvoir central à Madrid se montre peu enthousiaste pour l’initiative malgré la possibilité de réduire l’impact en CO2.
L’État espagnol a investi 6,35 milliards d’euros entre 2012 et 2016 dans le projet ce qui expose l’aspect stratégique de l’initiative. Pourtant le gouvernement espagnol ne fait pas de la réalisation du corridor une priorité.

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