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#HLM #Logement #LogementSocial #Bordeaux #Gironde #NouvelleAquitaine
redaction
4 mars 2025 Dernière mise à jour le Mardi 4 Mars 2025 à 09:30

Avec près de 10 600 logements autorisés en 2024, les 56 organismes de logement social de Nouvelle-Aquitaine dépassent les objectifs de programmation (+112%).Cependant, ces résultats restent insuffisants au regard des besoins, le nombre de demandeurs n’ayant jamais été aussi élevé : plus de 183 000 ménages dans la région, dont 71 000 en Gironde et 52 000 à Bordeaux Métropole.

« L’ampleur de la crise du logement est telle qu’elle touche toute notre société, tous les âges, toutes les conditions : étudiants, personnes âgées, jeunes actifs, familles modestes ou de classe moyenne. Ce sont autant de visages, d’histoires de vie auxquels nous devons répondre avec pragmatisme, innovation, souplesse et capacité à nous adapter » explique Muriel Boulmier, Présidente de l’UR HLM en Nouvelle-Aquitaine. 

Part des PLS, logements en suspens, zonage… éléments d’une crise durable 

La part observée de PLS (Prêt Locatif Social) dans la programmation est de plus en plus importante. Partie intégrante de l’offre de logement abordable, les PLS sont notamment souvent dédiés aux étudiants. 

Pour Bordeaux Métropole, ils représentent plus de la moitié des projets, alors que les logements familiaux, les PLUS (Prêt Locatif à Usage Social) sont indispensables pour répondre à la demande des salaires plus modestes. 

Les logements en suspens s’élèvent désormais à 8 3501 (contre 6 400 fin 2023) en NouvelleAquitaine, notamment en raison de difficultés financières. 

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Le zonage révèle une incohérence qui ne permet pas d’équilibrer les opérations, l’un des exemples le plus parlant étant celui d’Arcachon classé en zone tendue A, quand les loyers sont ceux des zones rurales, zone 3. Quant à la proportion des fonds propres sollicités pour investir en zones rurales, où les besoins existent néanmoins, ils font craindre de devoir diminuer l’effort soutenu qui y est déployé.

Enfin, il est impossible de ne pas évoquer la baisse d’activité des promoteurs, les difficultés des entreprises du bâtiment, tout comme les propres difficultés cumulatives des dernières années du logement social : crises sanitaires, taux du livret A – qui a multiplié le poids de la dette par 6 – hausse des coûts de construction, inlassable pression de la RLS (réduction du loyer de solidarité). 

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Au chapitre des bonnes nouvelles : livret A, RLS et PTZ 

A la bonne nouvelle de la baisse du livret A à 2,4%, s’ajoutent les propositions plusieurs fois renouvelées de Valérie Létard, ministre chargée du Logement : la diminution de la RLS de 200 millions ainsi que la généralisation du PTZ (Prêt à Taux Zéro) à tous les territoires et à toutes opérations, si cela est confirmé dans le Projet de Loi de Finance pour 2025. 

La baisse de la RLS ramenée à la région permet d’envisager près de 400 logements supplémentaires, quant à l’universalité du PTZ, elle offre un espoir aux acquéreurs et par là fluidifie les parcours résidentiels des familles, notamment des locataires, empêchés d’accéder à la propriété aujourd’hui par la baisse du pouvoir d’achat, en raison des taux encore élevés. 

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Objectif rénovation et réhabilitation 

Les locataires vieillissent, l’énergie augmente, l’efficacité énergétique des logements couplée aux modifications associées à l’évolution des modes de vie constituent un objectif majeur pour le logement social, qui au-delà de la production neuve s’est engagée dans la rénovation et surtout la réhabilitation des logements. 

La rénovation énergétique est victime de son succès mais aussi de son excès d’intermédiaires. 400 millions de fraudes ont été détectées pour ma Prim’renov. En Nouvelle-Aquitaine, moins de 3% des logements HLM sont classés F ou G, soit moins de 10 000 logements sur les 328 000.

 « Nous sommes conscients que nos efforts entrepris de longue date ont été payants mais aussi que nous ne sommes pas considérés comme prioritaires », déclare Muriel Boulmier. « Je suggère que nous puissions nous appuyer davantage sur les fonds structurels, les presque seuls fonds gratuits auxquels nous pouvons prétendre », poursuit-elle. Aussi, l’URHlm émet le souhait d’un amendement concernant les conditions d’éligibilité au programme régional : améliorer d’une étiquette (au lieu de deux) la performance énergétique des logements afin de pouvoir en bénéficier. 

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