Dans l’ombre du géant Marseillais, 1er port français et 2e à l’échelle européenne, le port de Toulon veut fortement se développer et devenir plus qu’une solution alternative.
Le port de commerce de Toulon bénéficie d’une position centrale en Méditerranée Occidentale sur l’axe Italie-France-Espagne. Cependant, il ne se situe qu’à quelques kilomètres du port de Marseille qui vampirise une forte densité de l’activité maritime.
Répartis sur 3 terminaux (Toulon Centre-Ville, la Seyne/Brégaillon Nord et Sud et le site de Toulon/La Seyne), le port de Toulon mise son activité sur trois pôles. Le trafic de ferry d’abord, le cabotage roulier ensuite et enfin le trafic de croisière.
La croisière, un trafic en pleine expansion
Sur la dernière décennie, le marché de la croisière a explosé. En 2007, le nombre de passagers embarqués était de 15,8 millions alors qu’en 2017, il frôlait les 25,3 millions. Un secteur sur lequel le port de Toulon, premier port de desserte passagers de la Corse, veut se positionner.
Dans ce sens, un terminal dédié aux croisières à vu le jour en 2015 dans lequel, en plus des services incontournables comme le wifi gratuit, sont mis au premier plan les produits locaux au travers d’un marché provençal. Un investissement de 1,5 million d’euros réalisé par la CCI du Var pour la construction du terminal croisière de la SeYne-Sur-Mer.afin de répondre au label « Cruise Friendly ». Un Label qui a pour ambition de rendre unique et inoubliable l’escale toulonnaise.
La décision de construire le terminal croisière de la Seyne sur mer répondait au besoin d’apporter le niveau de qualité attendu pour l’accueil des croisiéristes dont les bateaux accostaient au Mole d’Armement. Un quai de 340 m en capacité d’accueillir des paquebots de grande taille, en complément des bateaux accostant sur les quais de Toulon Côte d’Azur.
Le label Cruise Friendly est une démarche originale imaginée par la CCI du Var pour accompagner le développement commercial de l’activité croisière sur le territoire pour les 12 ports d’escale croisière varois, par un accueil personnalisé, qui contribue à faire de l’expérience du passager croisiériste, un souvenir inoubliable.
En bref, la construction du terminal croisière de la Seyne appartient au registre de la qualité pour ce qui relève des installations, le label Cruise Friendly est quant à lui à mettre au profit des services proposés.
Lors de l’année 2016, 1 450 cars partis des Ports de la Rade ont sillonné les rues de la préfecture varoise et ses environs, (les excursions vont au-delà) pour une journée d’excursion. La plateforme maritime se positionne donc comme un vecteur essentiel au tourisme dans le Var.
D’autant que la dépense moyenne évaluée par jour et par passager est estimée à 45 euros dans le département. Et les chiffres de 2017 avoisineraient les 239 023 croisiéristes. Ce qui le place à la 3ème position des ports français dans ce domaine.
560 000 euros investis dans la sécurisation du cabotage roulier.
Mais le port de croisière n’est pas le seul secteur bénéficiaire des investissements. Le poste Ro-Ro (de l’anglais Roll-On, Roll-Off ou cabotage roulier) vient de se doter d’une nouvelle station météo spécifique et un nouveau coffre d’amarrage est en cours de pose. Une opération dont le coût global est évalué à 560 000 euros.

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