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12 juillet 2022 Dernière mise à jour le Mardi 12 Juillet 2022 à 08:07

Comment les PME appréhendent-elles l’international ? Comment s’adaptent-elles au contexte géopolitique actuel ? La 2ème édition du Baromètre de l’export réalisé par OpinionWay esquisse des pistes pour renforcer la présence à l’export de ces ambassadr

 

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Malgré le contexte géopolitique, l’optimisme des chefs d’entreprise reste élevé : 94 % sont confiants dans l’avenir de leur entreprise (- 3 points en un an). Cependant, seul 1 dirigeant sur 3 se dit désormais très confiant (- 10 points).

Autre élément positif : la présence à l’international des PME se renforce nettement par rapport à l’an dernier. Les entreprises interrogées réalisent 18 % de leur chiffre d’affaires (+6 points), soit une progression de 50% de leur chiffre d’affaires international par rapport à l’an dernier.

De même, 51 % des entreprises sondées sont exportatrices, contre 41 % en 2021, soit 24% d’entreprises supplémentaires présentes à l’international par rapport à 2021.

Un contexte international incertain suscite un mouvement de repli sur le marché domestique

A la date de réalisation du sondage, 63 % des dirigeants estimaient leur activité peu impactée par les effets de la guerre : exposition « plutôt légère » (29%), « légère » (12%) ou « nulle » (22%).

Ces données sont parfaitement en ligne avec ce que nous constatons chez nos participations. De facto, les effets directs de la guerre en Ukraine devraient rester limités à terme. En revanche, les effets de bords se font déjà sentir: forte hausse des coûts énergétiques et des matières premières. A cela devrait s’ajouter, dans les prochains mois, les conséquences des confinements stricts des grands pôles économiques chinois. Deux facteurs négatifs qui touchent toutes les entreprises, que leur activité soit fortement ou faiblement internationalisée” , commente Jean-Mathieu Sahy.

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Dans ce contexte, seul 1 dirigeant sur 3 considère que la période actuelle est propice à l’internationalisation. De fait, 40 % des entreprises déjà présentes à l’international souhaitent s’y renforcer (contre 60 % l’an dernier) ; et 57 % (+ 18 points) préfèrent pour l’instant stabiliser leur niveau actuel d’activité internationale.

Jean-Mathieu Sahy alerte : « Les chefs d’entreprise ne doivent surtout pas céder à la tentation du repli domestique. L’international est un facteur discriminant de qualité globale et de potentiel commercial à long terme pour toute entreprise. En outre, si la crise en Ukraine dégénérait, l’élargissement des débouchés commerciaux hors du marché français (3 % du marché mondial seulement) est un des principaux facteurs de résilience. Et l’international joue un rôle crucial dans le tissu économique des territoires français car il crée notamment de l’emploi de manière pérenne. »

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Un manque de soutien pour se développer à l’international ?

La proximité géographique et culturelle reste déterminante dans le choix des zones de développement. L’Europe est la zone géographique qui attire le plus les entreprises françaises (63 %, stable), avec, logiquement, une préférence plus marquée que l’an dernier pour l’Europe occidentale (50 %, +5 points) et un recul pour l’Europe de l’Est (13 %, -5 points). L’attrait pour la Chine est en progression sensible (5%, +3 points).

Comparés aux entreprises étrangères, les PME françaises déclarent manquer de soutien pour se développer à l’international. Ainsi, 7 dirigeants sur 10 estiment que le sujet de l’internationalisation des entreprises n’est pas suffisamment traité dans le débat public. Un manque d’attention qui se double d’un manque de moyens.

 

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