En Ile-de-France, la startup Big Bag’N Go a trouvé la solution pour remplacer la benne de chantier encombrante et bruyante : le sac à gravats et un service de collecte. Portrait de cette jeune pousse francilienne qui prévoit de s’étendre à Lille, Lyo

Lancée en 2011, Big Bag’N Go est partie d’un constat : environ 35 millions de tonnes de déchets sont générés annuellement par les chantiers en France. Un casse-tête logistique pour le BTP, particulièrement lorsque les travaux ont lieu en ville.
Pour gérer ces déchets, la solution classique est une benne de 6 mètres cubes. Pour gagner de la place et éviter la nuisance sonore que provoque le déversement de gravats dans cette benne métallique, Big Bag’N Go a crée son sac à gravats.
D’1 ou 2 mètres cubes, ces sacs sont collectés par les chauffeurs de la startup dans les 24h. Grâce à leur outil informatique qui optimise la tournée de leurs camions, l’entreprise est plus compétitive. Les coûts sont également abaissés par la mutualisation des flux : un même camion dessert une trentaine de chantiers.
Son tarif est presque identique à celui que paierait le professionnel du BTP pour aller lui-même en déchetterie. En Ile-de-France, le mètre cube déversé est entre 70€ et 90€.
Big Bag’N Go propose son sac à 10€ et sa collecte de 69€ à 79€ hors taxes.
Disponibles aux professionnels dans des enseignes telles que Bricoman, il est désormais accessible aux particuliers depuis le début de l’année 2016 chez Leroy Merlin ou Castorama.
Un mètre cube de gravats mélangés peut peser jusqu’à 750kg. Impossible à soulever et à transporter pour un particulier, ce dernier appréciera certainement ne pas avoir à s’en charger malgré son prix plus élevé de 99€ TTC.
La start-up compte aujourd’hui 5% de clients particuliers et souhaite atteindre les 30% à terme. Les PME dont le chiffre d’affaires est compris entre 5 à 10M€ représente sa clientèle majoritaire.
La start-up emploie 6 personnes et est devenue rentable depuis cette année.
Son chiffre d’affaires double chaque année. À la fin de l’année 2016, elle le clôturera à 1,2M€ pour 15 000 mètres cubes collectés. Pour l’an prochain, elle vise les 2,5M€.
Face à la demande et à son succès, elle proposera ses services en septembre dans les villes de Lille, Lyon et Marseille.