#AvisDExperts #Collectivites #Decideurs #Economie #EnDirectDe #GrandAvignon #ProvenceAlpesCoteDAzur #ProvenceAlpesCoteDAzur
Sarah Mendel
13 février 2017 Dernière mise à jour le Lundi 13 Février 2017 à 09:59

L’amphitéatre numéro 1 de l’Université d’Avignon était plein à craquer ce 8 février pour la présentation du nouveau projet urbain porté par la ville d’Avignon et le Grand Avignon : Avignon Confluence.

Né d’une volonté politique forte, le projet Avignon Confluence est né en décembre 2014 dans le cadre de l’aménagement du territoire. Il s’appelait alors Avignon Courtine Confluence. Afin de s’entourer d’une maîtrise d’œuvre capable d’assurer « la coordination architecturale et paysagère du du projet », un appel d’offre a été lancé auquel ont répondu 18 cabinets d’architecture nationaux et internationaux.

C’est finalement l’architecte Catalan Joan Busquets du cabinet BAU B.Arquitectura i Urbanisme basé à Barcelone qui a été retenu en novembre dernier. On lui doit la préparation des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, ainsi que d’autres projets internationaux d’envergure à Delfts, Tolède, Hambourg…

10 milliards de retombées économiques, 6 000 nouveaux habitants

Mêlant activités économiques à haute valeur ajoutée, habitat collectif fondé sur l’innovation architecturale, la maîtrise de l’énergie, le respect de l’environnement, Jean-Marc Roubaud, président du Grand Avignon a expliqué vouloir que ce nouveau quartier soit « lancé dans une action globale de développement de l’agglomération. Il s’agit de construire la ville du 21ème siècle, une ville exemplaire ».

A terme, Avignon Confluence pourrait générer 10 milliards d’euros de retombées économiques et faire gagner à la ville près de 6 000 nouveaux habitants.

« C’est un projet ambitieux mais raisonné, qui pourra faire franchir à Avignon la barre des 100 000 habitants » a insisté Cécile Helle, maire d’Avignon.

 

avignon-confluence-2

Un quartier pleinement intégré à la ville

L’architecte « en chef » du projet espère rendre ses conclusions d’ici la fin de l’année mais a tenu ce mercredi à en livrer quelques-unes :

Si la zone est inondable, Joan Busquets n’y voit pas un obstacle insurmontable. « Les techniques modernes permettent de gérer cette contrainte ». Il a d’ailleurs réalisé à Delfts aux Pays-Bas un projet autour des voies de chemin de fer qui se trouvaient plusieurs mètres sous le niveau de la mer. Ce n’est pas Cécile Helle qui le démentira.

L’élue espère bien en-effet convaincre les services de l’Etat qu’une « troisième voie qui intègre les risques d’inondabilité dans des projets d’aménagement urbains raisonnés est possible ».

Atout majeur de ce futur quartier, « la présence de la gare TGV qui draine plus de 4 millions de voyageurs chaque année et qui n’est pas si loin du centre » rappelle Joan Busquets. L’architecte urbaniste souhaite prévoir et valoriser les échanges entre ce futur quartier, le centre-ville, l’extra-muros, l’hôpital, les autoroutes (via le prolongement de la LEO).

« Il faut créer des échanges entre la route, le fleuve, les rails, entre la ville blanche (les constructions) et la ville verte (le fleuve, la nature).

Avec cette présentation, l’architecte a montré sa volonté d’avoir « une vision, une cohérence et une qualité globales » afin « d’introduire ce nouveau quartier dans la ville et donner les pistes de ce qu’on pourra faire demain ». L’ensemble de ses conclusions devraient être finalisées d’ici la fin de l’année. Pour Jean-Marc Roubaud, on pourrait même « voir les premières grues en 2018 ! »

 

courtine-1-avignoncourtine-2-avignon

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *