Ecomnews - Adds
Alpes-Maritimes : Les taxis se mobilisent au service des soignants
Par Sanya Maignal publié le 01 AVR 2020 à 09:19
Avec la réduction voire la suppression des transports en commun dues à la crise sanitaire, les chauffeurs de taxi de la Côte d'Azur courent au secours du personnel soignant en organisant le transport domicile-hôpital gratuit et sur mesure.

Les conducteurs de taxi font partie de quelques 22 millions de Français qui ne peuvent plus exercer leur métier. Les déplacements inter-urbain interdits et le #restezàlamaison font que les taxis sont désormais vides.

« L'impact du coronavirus est catastrophique pour nous, témoigne Fabrice Cavallera, Patron des taxis niçois, azuréens et Président de la Fédération française des taxis de province. La semaine dernière il y avait encore un peu de trafic aérien, depuis rien. Nombre de collègues sont en confinement et ceux qui travaillent ne font même pas 70% de chiffre d'affaires. Ils attendent parfois 8 heures pour avoir une course. »

?id=IvGcrPuDBJ1Nk8ZCoDQSWMNR07FcysaO

Se rendre utile

Alors que dans certaines régions les collègues de Fabrice Cavallera assurent encore le service médicalisé (pour les malades en chimio et radiothérapie ou dialyse...) et en attendant les décrets gouvernementaux, les taxis de Nice suivis rapidement de ceux de tout le département des Alpes-Maritimes s'organisent.

Les bénévoles proposent au personnel soignant le transport gratuit domicile-établissement hospitalier. Une centaine de volontaires de Nice, Cannes, Antibes ainsi que le service de réservation agissent, tous solidaires.

Et ailleurs en France ? « Vu qu'il s'agit des courses gratuites, que c'est sur la base du bénévolat et volontariat, on ne peut pas demander aux autres syndicats de nous suivre, explique Fabrice Cavallera. Je suis quotidiennement en contact avec le ministère des Transports, tous les jours il y a des changements, on avance. Aujourd'hui, on a trouvé les donneurs d'ordre, ce sont des CHU. ».

Mais ce n'est pas tout : les conducteurs de taxi qui sont aujourd'hui au service du personnel soignant aimeraient juste ne pas travailler à perte, que ces courses soient payées un minimum « pour qu'on puisse remplir le réservoir, et prendre en compte l'usure du véhicule. Ça sera déjà le bonus ! » explique le Président du syndicat des taxis de Nice.

D'ailleurs, c'est tout ce que les taxis espèrent avoir aujourd'hui du Gouvernement. Pour les masques, ils se tournent vers le Conseil Départemental ou vers les mairies la Ville de Nice vient de distribué 300 masques aux chauffeurs bénévoles.

Ecomnews - Adds