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Comment Arles dynamise son centre ville ? 
Par Julie Varray publié le 17 AVR 2018 à 09:00
Arles, cette ville du Sud de la France et capitale de la Camargue attire chaque année de nombreux touristes, autour de ses 50 467 habitants qui lui donnent son dynamisme. Mais comme de très nombreuses villes, son centre ville s’inscrit dans une stratégie de revitalisation pour pouvoir renforcer ses atouts.
D’après une étude menée par la Région Provence Alpes Côte d’Azur en juin 2017, sur la « dévitalisation des centres anciens en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur », celle-ci porte sur 100 centres et « vise à déterminer s’il s’agit d’un simple décrochage du centre ou d’un phénomène de fragilisation qui va au-delà et qui concerne toute la commune ».

Cinq niveaux d’alerte ont pu être montré, de très élevé à très faible.

Un bon positionnement pour la capitale camarguaise puisque sur ces cinq niveaux, le niveau d’alerte de son centre urbain est noté « faible ».

Ce dernier est dû à « l’exceptionnel attrait touristique de son centre » avec l’UNESCO qui a classé des monuments comme l’amphithéâtre et le théâtre antique au patrimoine mondial, mais elle possède aussi des pôles culturels à renommée internationale (telle que la Fondation Vincent Van Gogh-Arles).

À l’heure actuelle, seulement 30 locaux commerciaux sur 550 sont inoccupés, ce qui représente un taux de vacance à peine supérieur à 5%.

Ce taux est d’ailleurs bien en dessous de la moyenne nationale Française, puisque le taux moyen de vacance en centre-ville est de 11,1% en 2017 (hors Ile-de-France).

Ce dernier a subit une évolution de 3,9 % depuis 2012.

C’est donc, grâce à ce taux faible que le renouvellement des commerces est possible.

Les festivals, Ferias, etc. attirent également énormément de touristes, ce qui donne de l’attractivité à cette ville, c’est ainsi qu’elle jouit d’un pouvoir d’attractivité indéniable.

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C’est une autre étude qui l’a démontré en 2011. Cette fois-ci, elle a été consacrée aux comportements d’achat des ménages des villes de la communauté d’agglomération ACCM et de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Le principal point qui en ressort est qu’Arles est un des deux premiers pôles commerciaux du territoire ».

Les chiffres sont clairs, sur les 424 millions d’euros de potentiel de consommation, 76% de ce budget est dépensé sur le territoire de l’ACCM (dont 57% pour Arles).

Cependant, même si la plupart du budget est dépensé sur le territoire de l’ACCM, il y a bien une partie (21%) qui se retrouve hors territoire. Et les destinations favorites sont autres que Nîmes, Avignon et Beaucaire.

C’est le 6 février 2018 que la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance) a publié une étude selon laquelle, en 2017, 1,2 milliard de transactions en ligne ont été effectuées, soit une croissance de 20,5%.

Et donc, le commerce dit « physique » doit s’adapter à ces nouvelles habitudes de consommation, et ce, d’ailleurs à l’échelle nationale.

Patrick Chauvin, 1er adjoint au maire et chargé du commerce de la Ville d'Arles qui a répondu aux questions du magazine Arles Info indique : « Nous avons conscience des atouts d’Arles, nous avons « un patrimoine très riche et une activité touristique soutenue ».

L’avenir de ces commerces va évoluer vers une montée en gamme de ces derniers, avec une candidature au dispositif « Coeur de Ville ».

Enfin, puisqu’une partie du potentiel local tend à faire ses achats dans les zones commerciales de Nîmes et Avignon, une zone commerciale a été créée dans la plaine de Montmajour en espérant pouvoir récupérer ce potentiel local.

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