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Aude : Une jeune entreprise industrielle innove pour faciliter la vie des charpentiers 
Par Johanne Eva Desvages publié le 23 OCT 2019 à 11:00
A Belcaire, petit village de seulement 400 habitants dans l’Aude, deux jeunes charpentiers ont eu une idée des plus novatrices : créer un outil permettant d’automatiser leurs phases de travail. Après deux ans de tests dans un garage, Ilias Zinsstag et Pierre Giusti ont créé la société EPUR et lancé Oakbot en 2016, première machine de fraisage à commande numérique portative au monde, destinée aux travaux de charpente traditionnelle et de construction bois. Reportage au sein de cette entreprise membre de l'UIMM.

EPUR, « c’est d’abord une histoire autour d’une machine ». Anciens charpentiers, Ilias Zinsstag et Pierre Giusti étaient amenés à réaliser plusieurs dizaines de pièces parfaitement identiques, et pour cela, ils travaillaient à la main. « On s'est dit qu’il serait intéressant de disposer d’un outil qui automatiserait ces phases de travail » nous explique Ilias Zinsstag, président d’EPUR.

Pendant deux ans, de 2013 à 2015, son co-fondateur, Pierre Giusti, a planché sur le projet « Oakbot » dans son garage avant de créer un premier prototype, commercialisé deux ans plus tard. « Nous avons commencé à en vendre mais il s’agissait d’une pré-version. Ce sont des bêta-testeurs qui nous font un retour sur l’utilisation qu’ils en font ».

« L’aspect innovant de cette machine est le côté portatif, mobile et modulaire, combiné à l’aspect numérique. Grâce à cela, l’outil est doté d'une précision qu’on ne peut avoir à la main » complète le co-fondateur de la société, Pierre Giusti.

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Epur a déjà remporté plusieurs prix depuis sa création : la "Start-up est dans le pré" à l’occasion de la Foire d’Espezel, « ce qui nous a donné accès à un certain réseau », ou plus récemment, elle a décroché un prix de l’innovation à la CAPEB.

Mais son réseau, la jeune pousse l'a surtout construit au sein de l’UIMM Languedoc-Roussillon. Un service d’accompagnement « que nous, en tant que petite entreprise, on utilise beaucoup » précise Ilias Zinsstag, président d’EPUR.

« Cela permet de formaliser toute la partie juridique : les contrats de travail des salariés, les conditions de travail et comment bien respecter le cadre légal » complète Pierre Giusti.

L’entreprise envisage désormais de procéder à une levée de fonds pour financer l’industrialisation, la production et la commercialisation du robot, qui a déjà été remanié trois fois depuis les premiers tests en 2017, et ce pour répondre au mieux aux attentes actuelles de la filière. Preuve, s’il en fallait une, que l’industrie en France est en perpétuelle évolution.

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