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Bordeaux : Comment inventer la métropole du futur ?
Par Fiona Urbain publié le 01 OCT 2018 à 09:00
Les résultats d’une enquête Ifop concernant l’avenir de la métropole ont été dévoilés. Qualité de vie, transports, emplois : Quelles sont les grandes préoccupations citoyennes et comment la métropole veut construire la ville de demain ?

Au printemps dernier, Bordeaux Métropole avait incité les bordelais à penser et imaginer l’avenir de leur ville. 15 000 personnes ont répondu au questionnaire en ligne dont les résultats viennent d’être dévoilés.

La qualité de vie primordiale

Le premier enseignement de cette étude est une grosse crainte concernant la qualité de vie en 2050 sur la métropole.

95% de la population interrogée se dit satisfaite de vivre et travailler dans la métropole de Bordeaux.

Bordeaux Métropole capitalise avant tout sur la douceur de vivre qui lui est associée (63% des interviewés useraient de cet argument pour inciter des amis à venir s’installer dans la capitale girondine), bien plus que sur le dynamisme de son économie (27%) ou son caractère innovant en matière de mobilité (18%), qui sont les deux autres arguments les plus mis en avant.

L’intégralité des habitants interrogés estime que Bordeaux Métropole a changé au cours des 10 dernières années (98%) et cela de manière positive pour plus de huit interviewés sur dix (85%).

Une part similaire présage également des évolutions d’ici à 2050, mais certains changements semblent faire l’objet de craintes non négligeables :

Les déplacements constituent l’aspect sur lequel des évolutions sont le plus entrevues (91%), laissant les interviewés très partagés quant à leur issue (50% imaginent que ce sera mieux qu’aujourd’hui, 41% que ce sera moins bien)

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Sur les autres domaines testés, des évolutions sont anticipées par 61% (pour l’enseignement) à 78% des interviewés (pour la qualité de vie), suscitant pour deux tiers de ces aspects davantage d’optimisme que de craintes.

Le travail semble cristalliser autant d’inquiétudes que d’espoirs (respectivement 35% et 36%), mais c’est surtout s’agissant de la qualité de vie (respectivement 35% et 43%), des mouvements de population entre les territoires (respectivement 33% et 44%) et de sécurité des personnes et des biens (respectivement 26% et 36%) que le pessimisme l’emporte.

A l’échelle mondiale, de fortes évolutions sont également pressenties par les habitants de la métropole bordelaise (80% des interviewés imaginent que le monde aura beaucoup changé en 2050), et notamment en matière de travail (54% de citations), de mouvements de population entre les territoires (47%) et de déplacements (47%). A l’inverse, la culture (11%) et l’enseignement (12%) ne sont pas vus comme des domaines prioritaires.

Un léger bémol se dessine toutefois au regard des révolutions escomptées :

Plus de neuf personnes interrogées sur dix présagent que la propriété privée et le salariat existeront toujours (respectivement 93%, 89%), et trois quarts s’accordent sur la survivance de la voiture individuelle (77%). Seule la persistance des hypermarchés interroge (52%).

Les plus grandes évolutions ne sont pas imaginées pour 2050 - « tous les êtres humains mangeront à leur faim » (12%), « on aura conjuré le réchauffement climatique » (13%), « c’est l’Afrique qui sera le continent le plus riche du monde » (15%). On notera toutefois qu’environ la moitié des interviewés adhère à l’idée que les insectes feront partie de notre alimentation courante (55%) et qu’on ira sur Mars (44%).

Interrogés sur la santé en particulier, les Bordelais s’entendent autour de l’idée que le progrès médical permettra de mieux se soigner (85%). D’ailleurs, ils entrevoient une espérance de vie plus longue qu’actuellement (87,4 ans en moyenne), mais sont rigoureusement partagés quant à savoir si les conditions de vie des personnes âgées iront en s’améliorant- 45% anticipent une amélioration et 41% une détérioration (14% n’envisageant pas de changement).

Enfin, si la source de ces changements à venir n’est pas clairement identifiée – 35% jugent qu’ils dépendent d’eux, 35% de l’économie et 30% des pouvoirs publics.

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Un projet dévoilé en mars

De septembre à février, la mission entrera dans son deuxième temps. À partir de toutes les réflexions rassemblées, seront organisées à la Maison #BM2050 des pitchs, tables rondes, conférences ou débats avec des scientifiques, universitaires ou experts. Sur la base de plusieurs scénarii, un projet métropolitain sera alors élaboré qui sera présenté en mars, marquant la clôture du projet.

Parallèlement, un Serious game (jeu sérieux), « #BM2050 : Le Jeu » sera proposé au public à partir du 27 septembre. Il s’agit de divertir tout en observant quels sont les projets plébiscités par les participants. Ainsi, le jeu consistera-t-il en 100 « pépites ». Chacune d’elle est un projet futuriste associé à un lieu de la métropole bordelaise. Les joueurs pourront tester les projets et exprimer leur adhésion ou désaccord.

©Photo : Thomas Sanson

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