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Quels candidats pour résoudre l’imbroglio Catalan ?
Par Juli Choquet publié le 05 MARS 2018 à 11:39
Carles Puigdemont ancien président du parlement Catalan a retiré sa candidature la semaine dernière. Pourtant, sans alliance avec le parti de la CUP, la situation politique ne se débloque toujours pas. Eclairage sur les possibles successeurs à Puigdemont.

Avec 47,5% des voix, les partis séparatistes avaient obtenu au scrutin du 21 décembre la majorité des voix au Parlement de Catalogne (70 sièges sur 135). Exilé en Belgique, Carles Puigdemont a alors renoncé à briguer un nouveau mandat avait on appris vendredi 2 mars. Les noms de quatre successeurs circulent alors que le parti de la CUP renonce à soutenir aveuglement Junts per Catalunya,le parti majoritaire qui a obtenu 34 sièges.

Jordi Sanchez

Dès l’annonce de l’abandon de Puigdemont de ses fonctions, le nom de Jordi Sanchez a été lancé ce weekend. L’homme est réputé être un fin diplomate, qui sait rassembler des personnalités différentes.

Seul problème : Jordi Sanchez est actuellement incarcéré pour sédition contre le gouvernement d’Espagne. Pour devenir le président effectif de la Catalogne, il faudrait donc que ce dernier obtienne du juge une permission de sortie pour assister au vote de son élection au Parlement.

Esla Artadi

Autre personnalités qui pourrait reprendre les rennes de la présidence, Esla Artadi le bras droit de Carles Puigdemont. En 2010 cette titulaire d’un doctorat en Economie à l’université Américaine d’Harvard, s’était vue confié les affaires Economiques de l’exécutif Catalan.

En 2014 elle a fait campagne pour Carles Puigdemont qui lui accorde par ailleurs une grande confiance.

Oriol Junqueras

Ancien vice-président des finances régionales, Oriol Junqueras est actuellement incarcéré pour tentative de sécession en Catalogne. Une des personnalités les plus lourdement sanctionnées sans doute par la justice Espagnole.

Ses chances de voir se lever ses chefs d’inculpation sont minces. Chef du parti ERC la gauche républicaine Catalane, il constitue une menace pour le parti de Puigdemont sauf si une alliance leur permet de se partager le pouvoir.

Jordi Turull

Fidèle proche de Junts per Catalunya, Jordi Turull est le numéro 3 du parti après Jordi Sanchez. Son point fort : avoir été porte parole du gouvernement dans un des moments les plus difficile de la Catalogne lors de la tenue du cote illégal et lors de la déclaration d’indépendance de Carles Puigdemont.

Jordi Turull a passé un mois en détention et cours toujours le risque de se voir renvoyer devant un tribunal. En cas d’election en tant que président de la Catalogne, il pourrait se voir annuler le droit d’exercer une mandature publique.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique en Catalogne :

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