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Le CEEI Nice Côte d’Azur fête ses 10 ans d’innovation 
Par Olivia Oreggia publié le 29 MAI 2018 à 10:57
Devenu bâtiment totem de la French Tech Côte d’Azur, le Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation (CEEI) niçois est né en 2008. Stratégiquement implanté au cœur du technopole Nice Méridia, dans le périmètre de l’Opération d’Intérêt national Eco-Vallée, la pépinière a accompagné 164 startups créatrices de plus de 670 emplois, affichant un chiffre d’affaires cumulé de 57 millions d'euros. 

Le CEEI Nice Côte d’Azur est situé au beau milieu d’un immense chantier. Ses voisins sortent de terre peu à peu. Ici un immeuble de bureaux. Là une tour d’appartements signée Jean Nouvel.

Un peu plus loin un vaste terrain encore vague qui accueillera le bâtiment de l’IMREDD, l’Institut Méditerranéen du risque, de l'environnement et du développement durable (qui loge en attendant au cœur du CEEI et qui proposera des formations liées à la smart city) ou encore celui du futur campus de l’apprentissage porté par la CCI Nice Côte d'Azur.

Juste sous ses fenêtres passera aussi l’an prochain la ligne 3 du tramway dont les travaux ont débuté en mars dernier.

C’est dans ce quartier en devenir, tout entier voué à l’innovation et à la smart city, que le Centre Européen d’Entreprises et d’Innovation accompagne ses jeunes pousses dont certaines sont devenues en une décennie, de bien jolies plantes.

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La plus belle réussite ? « Vulog », nous répond sans hésiter Christian Tordo, conseiller métropolitain NCA et vice-président de l’EPA Eco Vallée.

Spécialisée dans les technologies de mobilité partagée, la startup a levé 17,5 millions d'euros l’an dernier et emploie une soixantaine de personnes. Elle a quitté le CEEI depuis un moment mais pour s’installer quelques mètres plus loin à peine.

« Elle a désormais des implantations dans le monde entier. Elle est emblématique de ce que nous avons essayé de faire et nous espérons en avoir beaucoup comme cela ! »

Il y a aussi My Coach (plate-forme digitale de coaching, partenaire des Fédérations Françaises de Football, de Volley ou encore de Surf), Aktisea (entreprise adaptée spécialisée dans la relation client), Mobendi (anciennement Advensolar qui développe des bornes de recharge à la fois connectées, intelligentes et solaires)…

Des réussites qui, même si elles sont encore fragiles pour la plupart, montrent que l’on peut entreprendre à Nice, en dehors de certains secteurs comme le tourisme par exemple. Ce qui, il faut bien l’avouer, n’était pas jusqu’alors dans l’ADN azuréen.

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Alors oui, Nice a démarré en retard. Christian Tordo n’est pas homme à manier la langue de bois :

« Depuis 100 ans et jusqu’en 2008, nous avons vécu sur le tourisme. On ne va pas changer en 10 ans seulement ce qui a fait notre succès. Nous avons du retard par rapport à d’autres territoires comme Montpellier (dont le BIC vient de fêter ses 30 ans) par exemple ou Sophia Antipolis. »

« Mais nous avons une volonté forte et inébranlable de réussir cette transition économique indispensable pour notre territoire. Et nous y mettons les moyens. C’est une volonté que nous partageons tous : les entreprises présentes avec laquelle nous travaillons, les acteurs politiques, économiques, ceux de la société civile et l’Université. »

A quoi ressemblera le CEEI dans 10 ans ?

La projection est difficile. « L’environnement a changé. Les pépinières ont longtemps été d’origine publique. On voit de plus en plus de modèles économiques différents, notamment à Paris. C’est une réflexion que nous menons mener. Peut-être les politiques publiques n’auront pas à investir d’avantage, là où le privé pourra prendre le relais. »

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