Ecomnews - Adds
La consommation énergétique de la Métropole de Lyon évaluée à 3 milliards d'euros
Par Rédaction publié le 28 JUIL 2017 à 07:03
Le premier bilan énergétique des activités économiques et résidentielles de la ville de Lyon a été dressé. Selon l'analyse de 3.000 jeux de données, la ville consomme annuellement 33 térawattheures, soit 3 milliards d'euros !!

Pour quantifier la consommation énergétique de Lyon, 3.000 jeux de données ont été nécessaires. Datant de l'année 2013, ils ont été fournis par les partenaires du premier bilan énergétique.

Résultat de cette étude : 33 térawattheures sont consommés annuellement, soit une somme de 3 milliards d'euros. Un chiffre non négligeable, qui engage la Ville à une adopter une sobriété énergétique, et à multiplier les partenariats. Explications en détail.

Un Bilan énergétique détaillé

Un bilan énergétique complet a pu être réalisé grâce aux plans des réseaux, et aux consommations annuelles mises à disposition par Enedis, GRDF, RTE, GRTgaz. Les services de transports en commun Sytral et Keolis ont pu fournir des informations concernant les kilométrages parcourus. La consommation des éclairages publics a également été étudiée (SIGERly).

Ainsi, la Ville de Lyon dispose d'un diagnostic complet qui compile les données concernant la production, la distribution, la consommation, que se soit au sein des entreprises, des transports, ou de l'habitat. Le tout se présente sous la forme d'une cartographie détaillée, à l'échelle du découpage IRIS de l'Insee par zones de 2.000 habitants. Un outil indispensable pour mesurer le gaspillage énergétique.

On remarque que, dans les 3 milliards d'euros dépensés par an (à raison de 24 mégawattheures par tête et par an, le gaz et l'électricité) le gaz et l’électricité prennent une place prépondérante.

Seuls les transports dérogent à la règle, car ils qui utilisent principalement du gazole et de l'essence. Selon Roland Crimier, Vice-président à la métropole, en charge de l’énergie, « cet outil doit permettre à la collectivité d'élaborer cette année les scénarios de la transition énergétique à mettre en œuvre à partir de 2018 ".

Réduire les émissions de CO2

Cette étude permet aussi de pointer du doigt les difficultés de la ville en termes de consommation. En effet , une réduction de 20% des émissions de CO2 et de la consommation semblent nécessaire. Dans un même temps la part des énergies renouvelables doit être renforcée d'ici 2020.

Mais, dans le mesure ou 72% des émissions de CO2 ne dépendent pas des actions de la métropole, mais d'acteurs extérieur, il apparaît nécessaire de créer des partenariats, comme elle l'avait fait par le passé.

Une stratégie qui s'est avérée payante puisqu’en 10 ans, les rejets ont été réduits de 11%, en dépit de la population qui a augmenté de 10 %.

Enfin, l'étude détaillée devrait faciliter les aménagements urbains intelligents. Elle pointe du doigt les endroits qui nécessitent des améliorations énergétiques. Roland Crimier explique :« Demain, quelle sera par exemple la meilleure source d'énergie pour alimenter le Vallon des hôpitaux, compte tenu de sa proximité avec les gisements d'énergies récupérables de la vallée de la chimie ? ".


A ce titre, l'accord avec Dalkia, entrée en vigueur le 1er janvier, est un levier de la sobriété énergétique visant à aider les particuliers, afin qu'ils améliorent les performances thermiques de leurs logements. « Nous avons réussi à imposer des normes élevées sur les bâtiments neufs, au top niveau question efficacité » se félicite le président Gérard Collomb.

Ecomnews - Adds