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Covid-19 : Les chauffeurs VTC quasi à l’arrêt !
Par Fiona Urbain publié le 26 OCT 2020 à 09:44
Selon une étude d’EURECAB, réseau de VTC indépendants, 4 mois après le déconfinement le secteur du transport à la personne est encore quasiment à l’arrêt. Explications.

Malgré une certaine crainte des citadins à reprendre les transports en commun, le secteur des voitures avec chauffeurs (VTC) travaille toujours en deçà de son activité avant crise.

Une étude réalisée par Eurecab auprès de 300 chauffeurs montre que la reprise n’est pas au rendez- vous. Une rentrée particulièrement difficile qui s’explique par une absence de touristes mais aussi un changement des habitudes (loisirs et travail) des Français.

La logique de l’ubérisation du secteur en cause

74% des chauffeurs interrogés n’ont pas constaté de reprise significative de leur activité et 91% des sondés indiquent que leur activité n’est pas redevenue stable comme avant le confinement. Enfin seulement 22% ont confiance en l’avenir de leur activité pour 2021.

Depuis la rentrée et la mise en place des mesures sanitaires liées au Covid, ils sont encore près de 60% à déclarer un chiffre d’affaires diminué au moins de 50% par rapport à la même période en 2019.

Pour compenser le manque à gagner et la perte de revenus dus au confinement, à la question « combien devrez vous faire de chiffre d’affaires en plus pour rattraper le retard ? », 64% des répondants indiquent qu’ils devront au moins doubler leur CA s’ils veulent rentrer dans leurs frais (plus de 50% de CA en plus pour 49% des sondés, et entre 40 à 50% de CA en plus pour 15% des sondés).

Moins de déplacements professionnels


Des chiffres qui donnent le vertige et qui s’expliquent par un changement des habitudes des Français : moins de déplacements professionnels, avec des meetings ou des salons qui se digitalisent. C’est aussi moins de courses « loisirs » qui sont habituellement d’une durée plus longue : aéroports, sorties, touristes etc…


Des revenus qui chutent drastiquement mais qui peuvent toujours être autant taxés par les grandes plateformes, qui comme le leader du marché prélèvent 25% sur chaque course !

L’ubérisation du secteur n’est pas une fatalité

Eurecab œuvre depuis 2015 à remettre l’humain au cœur du secteur de la VTC, en permettant aux chauffeurs de fixer leur prix et aux clients de choisir leur chauffeur en fonction de leur profil, leurs attentes et leur budget. Aujourd’hui Eurecab applique une commission modérée limitée à 12% du prix de la course, c’est deux fois moins que le leader du marché. Chaque chauffeur est également libre de travailler sous son nom.

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