Ecomnews - Adds
France Hydrogène et l’Afpa s’engagent pour accompagner l’évolution des métiers et des compétences de la filière hydrogène
Par Denys Bédarride publié le 14 JUIN 2022 à 09:57
En Occitanie, l’Afpa d’Albi héberge un incubateur pour former des stagiaires au métier émergent de monteur mécanicien aux véhicules lourds à hydrogène ! Pour cette nouvelle filière industrielle stratégique, à l’horizon 2030, ce sont plus de 100 000 emplois directs ou indirects qui vont être générés dans le domaine de l’hydrogène.

Face aux enjeux de développement de compétences et d’adaptation des métiers aux spécificités de l’hydrogène, France Hydrogène et l’Afpa s’engagent pour co-construire avec les entreprises les ingénieries de formation qui permettront de répondre aux besoins en compétence des métiers au travers de la mise en place d’incubateurs H2.

La France poursuit une grande ambition pour le développement de l’hydrogène renouvelable ou bas carbone avec une stratégie d’accélération structurante pour la filière française de l’hydrogène. Réponse aux enjeux climatiques de plus en plus pressants, cette Stratégie est également une volonté forte de soutenir l’émergence d’une filière industrielle compétitive, créatrice de valeur et d’emplois en France et dans les territoires.

Pour cette nouvelle filière industrielle stratégique, à l’horizon 2030, ce sont plus de 100 000 emplois directs ou indirects qui vont être générés dans le domaine de l’hydrogène. Avec actuellement 3500 emplois recensés, ce grand potentiel concerne toute une chaine de valeur en cours de déploiement : des fabricants d’équipements et de composants (électrolyseurs, piles à combustible, réservoirs, véhicules, stations de recharge…), aux intégrateurs et fournisseurs de services (étude, maintenance, audit).

Au total, plus de 84 métiers sont identifiés pour ce secteur dont un grand nombre d’entre eux déjà en tension. Des métiers déjà existants auxquels il est nécessaire d’ajouter une spécialisation plus ou moins importante, une adaptation des compétences et des métiers aux spécificités de l’hydrogène.

?id=n7h0H3GNjaWyl88QmXmIkHJAB38y9YIy

Ainsi, face à l’ensemble de ces besoins de plus en plus marqués, l’Afpa et France Hydrogène ont décidé de collaborer pour développer les compétences des actifs et co-construire avec les entreprises les ingénieries de formation qui permettront de répondre aux besoins en compétence des métiers de demain.

Chacune des deux parties apportera son expertise et mobilisera son champ de compétence pour la mise en place de l’outil choisi : les incubateurs H2.

« Défi technique, économique, politique, la transition énergétique représente aussi un challenge pour le monde du travail. Les technologies de l’hydrogène sont en particulier concernées. Des tensions se font déjà sentir sur certains métiers nécessaires aux industriels de la filière. Il faut donc répondre immédiatement et sur le long terme à ces besoins en compétences et en qualification. Immédiatement en adaptant les compétences et les métiers aux spécificités de l’hydrogène et à moyen terme en développant une offre de formation spécifique à la filière. C’est pourquoi France Hydrogène se réjouit de la mobilisation de l’Afpa et apporte son soutien pour la mise en place des incubateurs H2. Nous contribuerons notamment par notre expertise de la filière et notre connaissance de ses acteurs. » déclare Philippe Boucly, Président de France Hydrogène.

Des incubateurs dans plusieurs régions pour une formation au plus près des industriels et du terrain.

Les incubateurs ont pour objectif d’élaborer des parcours de formation adaptés aux métiers ciblés, en répondant aux besoins en qualification et connaissances nécessaires à la tenue de l’emploi. Ils visent à :

  • Accompagner les filières et entreprises dans l’évolution des métiers et compétences,
  • Réduire les tensions sur le marché de l’emploi,
  • Faire évoluer les certifications en lien avec la politique du Titre Professionnel du ministère du Travail.

Pour la filière hydrogène, ces incubateurs ont été regroupés dans une approche métiers, et vont permettre lors de leur mise en œuvre, de maximiser le nombre de métiers concernés. Les filières métiers prioritaires retenues sont le secteur de la transformation des métaux et le secteur de la maintenance industrielle.

Dans une 2ème phase, le secteur du transport routier ainsi que celui du secteur de l'électricité industriel seront adressés. Pour les emplois traditionnels de l’industrie tels que soudeurs, chaudronniers, usineurs, opérateurs de production, concepteurs, les tensions sur l’emploi s’exacerbent. Pour ces métiers, il s’agit de renforcer certaines compétences autour des risques, de la sécurité, du respect strict des procédures, voire de techniques spécifiques liées aux matériaux utilisés. Les emplois de techniciens en revanche sont davantage impactés par des changements en profondeur que nous allons accompagner.

« Les incubateurs sont construits et ajustés in vivo avec les futurs employeurs sur plusieurs territoires en fonction de leurs besoins permettant de confronter les idées à la réalité du terrain. Cette démarche de co-construction et de co-innovation avec tous les acteurs économiques de la filière nous permet de créer les titres professionnels qui garantissent aux entreprises un haut niveau de maîtrise des compétences attendues dans les métiers de demain. ”, précise Pascale d’Artois, Directrice générale de l’Afpa.

A propos de l’Afpa d’Albi

Le centre d’Albi accueille tous les publics pour les former et les accompagner dans leur projet d’insertion socio-professionnelle. 90% de nos formations apparaissent dans la liste des métiers en tension sur la dernière enquête des Besoins en Main-d’œuvre (BMO 2022).

En adéquation avec les besoins du territoire, l’offre de formation de notre centre est essentiellement tournée vers les métiers de l’automobile, du bâtiment, du tourisme, du commerce et des services à la personne.

  • 1 435 personnes accompagnées ou formées par an
  • 50 collaborateurs pour vous former et vous accompagner
  • 70,8 % de nos stagiaires accèdent à l’emploi après leur formation personnes accompagnées ou formées par an
  • 82,3 % de réussite au titre professionnel
Ecomnews - Adds