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Hérault : Comment la Ville de Baillargues a-t-elle évolué en 20 ans ?
Par Fiona Urbain publié le 30 MARS 2021 à 09:08
A l’occasion de ses vingt ans de mandat à la tête de l’équipe municipale Jean-Luc Meissonnier, le Maire de Baillargues dresse le bilan des projets réalisés et à venir au micro d’Ecomnews.

Le 11 mars 2001 Jean Luc Meissonnier et son équipe sont élus à plus de 52% des suffrages. Issus de la société civile, ils portent une nouvelle vision de l’avenir de Baillargues avec de nombreux projets : création de crèches, développement du service jeunesse, rénovation et l’embellissement de l’église et plus généralement de la ville, construction d’une nouvelle école maternelle et d’un nouvel EHPAD, suppression du passage à niveau, réalisation d’un parc multiglisse, création d’une gare multimodale…

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Le coeur de ville

En 2001, Baillargues était « une belle endormie ». Pas de place de village, pas de commerces de proximité, pas de zones de stationnement. La revitalisation du centre bourg a été un objectif prioritaire. Il s’agissait de redonner vie au village tout en préservant l’âme de Baillargues, ancienne ville fortifiée.

« La requalification du centre ville n’est pas terminée. Elle se poursuivra après le déplacement de l’EHPAD qui nous permettra de doter le centre de nombreux nouveaux services parmi lesquels une pharmacie, une banque, un groupe médical ». La ville accueillera prochainement un marché hebdomadaire.

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Montpellier à 8 minutes en train

Jean Luc Meissonnier a fait le pari du train plutôt que du tram. « Lors d’une entrevue, Georges Frêche, alors Président de l’agglomération et de la Région, avait été surpris de mon refus du déploiement du TRAM jusqu’à Baillargues et de mon pari sur le TER. En effet, la halte ferroviaire de Baillargues ne voyait s’arrêter quotidiennement que 4 trains régionaux. Mais mon analyse était simple : en TRAM, la liaison Baillargues-Montpellier serait au mieux de 45 minutes et l’offre ne serait pas incitative. Par contre, en pariant sur l’augmentation de la fréquence des trains, Baillargues serait à 10-12 minutes du centre de Montpellier : une alternative écologique à la voiture. »

Aujourd’hui plus de 70 trains par jour relient Baillargues à Montpellier en 8 minutes.

« Le pôle d’échanges multimodal fait parti des projets dont je suis le plus fier. Lorsque l’idée est née, nous n’avions pas un pouce de foncier dans ce secteur. Nous avons donc investi dans les terres agricoles du site, ce qui a permis de rendre incontournable l’implantation du pôle d’échange multimodal (PEM) » explique le Maire.

La suppression du passage à niveau

Le passage à niveau 33, en épingle, était particulièrement accidentogène et à l’origine de plusieurs morts. La Ville a alors fait le choix d’investir 600 000€ pour acter le projet et inciter les autres collectivités à participer à la suppression de ce passage à niveau. RFF, la SNCF, le Département, la Région, la Métropole et même l’agglomération du Pays de l’Or, ont rejoint la Ville de Baillargues.

« Cette suppression du passage à niveau et la déviation de la RD26 qui en découle, ont été déterminantes. Elles ont permis de faire de la halte ferroviaire un Pôle d’échange multimodal et de créer un accès sécurisé vers le domaine du golf, Mauguio, les plages et l’aéroport. »

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La déviation de la RN113

« Ce projet, pourtant inscrit aux Contrats Etat-Région successifs, est aujourd’hui au point mort. Cet échec est mon plus grand regret. Pourtant je me suis battu depuis 2001. Malgré deux réunions au ministère des transports à Paris, les réunions liées à la préparation des contrats de plan Etat Région, plusieurs rendez-vous avec la DDTM, la Préfecture… rien de concret à ce jour. Il semblerait que le projet puisse être réactivé et nous agissons conjointement avec les maires de Saint-Geniès-des-Mourgues, de Valergues et de Saint-Brès pour que cette opération essentielle pour nos communes puisse effectivement avancer. L’enjeu est énorme : fluidifier la traversée de Baillargues, réduire les effets délétères (insécurité, bruit et pollution) et requalifier la route nationale en boulevard urbain. »

Le parc Gérard Bruyère

« Initialement, à l’emplacement du parc, l’ancienne municipalité envisageait d’étendre le Parc Aftalion. Sur ce parc, l’entreprise Culard récupérait et stockait des huiles usagées et des produits toxiques ! Nous avons fait le choix de racheter ce foncier qui appartenait à RFF (Réseau ferré de France), de faire partir cette entreprise et de dépolluer le site.

Le coût de l’opération était justifié par l’impératif de préserver la nature et la biodiversité. Le développement durable faisait déjà partie de nos priorités. Rapidement, l’idée de valoriser le bassin d’écrêtement des crues a fait son chemin jusqu’au projet de plan d’eau.

Adepte du wakeboard, j’ai constaté que le site le plus proche dédié à ce sport était à plus d’une heure de route. Nous avons donc fait le choix de créer un site à Baillargues. En accueillant cette activité, la commune se positionne comme l’une des rares villes qui accueille les sports émergents. Ce lieu aura donc une dimension à la fois économique, écologique et sportive ».

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Un urbanisme maitrisé

Parmi les 31 communes de la Métropole seules, Montpellier, Castelnau le Lez et Baillargues n’ont pas transféré l’instruction du droit des sols. Ainsi les spécificités architecturales de chaque projet sont analysées localement.

« Dans les nouveaux quartiers construits à proximité de zones pavillonnaires, le cahier des charges imposé aux promoteurs était clair : si le site pouvait accueillir 300 logements, nous leur imposions de n’en faire que 200 afin de réserver de l’espace collectif et de proposer un environnement de qualité. » explique Jean-Luc Meissonnier.

En 2001, il y avait 2% de logements sociaux à Baillargues. Aujourd’hui la ville en compte plus de 16%.

Baillargues mise sur l’apprentissage

En cédant un terrain d’un hectare au cœur d’un projet d’aménagement urbain, la ville a permis aux Compagnons, installés depuis 1995 dans des locaux inadaptés, d’accueillir et d’héberger davantage de jeunes apprentis. La commune a également accueilli le centre de formation de l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie.

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Un nouvel EPHAD dès l’été 2021

Dès sa conception en 1992, le bâtiment, Résidence pour Personnes Agées non dépendantes, a présenté de graves malfaçons. Malgré des travaux récurrents et coûteux, l’établissement n’était plus adapté. La Ville a donc décidé de construire un nouvel EHPAD respectant toutes les normes, notamment celles permettant d’accueillir les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Développer les sports extrêmes

La municipalité va créer à côté du Parc Gérard Bruyère un site dédié à la pratique du skateboard, du BMX, du roller, mais surtout au développement de la trottinette Freestyle et à l’entraînement des jeunes riders qui souhaitent se qualifier lors des prochaines éditions du FISE. Baillargues accueille la seule école de BMX Flat, une première mondiale.

Autre sport extrême, la course camarguaise : « En qualité d’ancien raseteur la création d’une école taurine était une évidence. L’objectif était d’enseigner aux enfants à faire face au danger, à analyser chaque situation tout en partageant une passion. Cet apprentissage devait être encadré par des professionnels, anciens raseteurs, reconnus pour leur haut niveau et présentant un palmarès incontestable. »

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BeTrotti’ pour inciter les habitants à utiliser une trottinette

« Avec l’augmentation des TER en 2016, la question s’est posée de l’accès à la gare. La trottinette est apparue intéressante car c’est un moyen de déplacement doux, pliable et donc facilement transportable. Un partenariat avec Décathlon a été engagé permettant aux usagers, à l’issue du prêt, d’acquérir une trottinette à prix réduit. 2016 marquait le début des déplacements en trottinette et la version électrique n’en était qu’à ses prémices. On peut légitimement dire que nous avons été précurseurs ».

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