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Lyon : Quels sont les débouchés proposés dans la région au 22ème mondial des Métiers ?
Par Zoé Favre d'Anne publié le 05 FEVR 2018 à 17:48
La 22ème édition du Mondial des Métiers à Lyon vient de fermer ses portes. 700 fonctions et métiers étaient représentés lors de cet évènement majeur. L'occasion de faire le point sur les filières en souffrance car trop souvent oubliées des dispositifs d’orientation. Pire, certains secteurs d'activités souffrent d'une image peu attractive auprès des jeunes depuis des années et cela ne va pas en s'améliorant. Quels sont les secteurs qui recrutent ? Les réponses d'EcomNews.

L’évènement lyonnais avait pour but d’accueillir les collégiens et lycéens en pleine réflexion sur leurs orientations mais aussi des jeunes venus de toute la région qui souhaitent, eux, trouver une entreprise intéressante pour leur futur apprentissage.

En 2017, le Mondial des Métiers avait accueilli plus de 100 000 visiteurs. Cette année, Éric Lardon, co-Président de l'Association Auvergne-Rhône-Alpes pour l’Orientation et la promotion des Métiers (l'Arom), organisateur du Mondial des Métiers, en attendait tout autant voir plus.

Ce salon « n’a clairement pas pour objectif de rentrer dans le côté technique des choses, mais simplement d’expliquer les perspectives qui sont liées à ces métiers » développe Éric Lardon.


La Région Auvergne-Rhône Alpes comptait 642 980 demandeurs d’emplois en 2017, dont 86 090 de moins de 25 ans. Des entreprises de différents secteurs, comme l’industrie et le numérique, peinent sérieusement à recruter.

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L’orientation est au cœur de cette problématique. D’un côté, se trouvent des jeunes qui ne savent pas vers quelle filière se tourner, qui suivent des formations sans débouchés stables ou qui ne les intéressent pas et ils finissent par changer de cap, voire décrocher.

Hôtellerie-Restauration et Industrie, des secteurs qui peinent sérieusement à recruter


De l’autre côté, des secteurs d'activités comme l'industrie pâtissent de l’image qu’on leur a collé depuis des décennies.

Eric Ribera, conseiller en relations entreprises au Pôle Emploi de Lyon précise que les nouvelles recrues dans des métiers industriels comme soudeur peuvent "percevoir jusqu'à 6000 euros, soit des salaires de cadres".

Malgré ces atouts purement financiers, le domaine peine toujours autant à recruter.

« Depuis la désindustrialisation des années 80, on a laissé tomber tout un tas de filières, de formations. On est en pénurie de compétences et de main d’œuvre » déplore Éric Ribera, conseiller relation entreprises au sein de Pôle Emploi.

Pour l'heure, le problème persiste. Peu de jeunes se destinent à ces métiers-là. L’orientation devrait les ramener vers ces corps de métiers, assez méconnus, avec des formations directement en interne par exemple ou des « périodes d’immersions » en entreprise.

Éric Ribera évoque aussi la notion de "compétences transverses", qui sont nécessaires dans le même temps, pour les entreprises et les jeunes sur le marché région du travail. Cela permet de s’adapter aux nouvelles exigences et aux nouveaux environnements de travail.

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