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Montpellier : Portrait de Clare Hart : "Il faut casser le plafond de verre!"
Par Fiona Urbain publié le 08 MARS 2019 à 08:00
A l’occasion de la Journée des droits des Femmes Ecomnews a rencontré Clare Hart, qui a fondé en 1993 la société Ilo, spécialisée dans l’enseignement des langues et dans l’interprétariat. Elle est également Présidente de Face Occitanie, conseillère municipale et métropolitaine de Montpellier. Interview exclusive, d'une vraie femme engagée !

Originaire de Londres, Clare Hart a créé sa société Ilo en 1993, alors qu’elle venait d’arriver à Montpellier. Après avoir été Présidente de Face Hérault, la Fondation Agir contre l’Exclusion, pendant plusieurs années, elle est aujourd’hui à la tête de Face Occitanie.

Mère de famille, chef d’entreprise ambitieuse, militante pour la mixité sociale, elle est aussi conseillère municipale et métropolitaine de Montpellier. Découvrez l’entretien exclusif qu’elle nous a accordé.

Un parcours atypique

Je suis originaire de Londres et mes 2 parents viennent du Brésil et du Canada. J'ai voulu venir vivre en France pour sa qualité de vie et pour toutes les opportunités que Montpellier offrait à ce moment là.

En arrivant je suis allée à l'université Paul-Valéry puis j’ai tout de suite créé mon entreprise car il y avait énormément d'opportunités à Montpellier "la surdouée".

Je n'avais pas vraiment de business plan, j'y suis allé un petit peu au feeling, à l'intuition et vraiment, j'en suis très heureuse.

Quotas en politique

Même si nous avons des quotas et la parité en politique, je pense qu'il y a encore énormément de chemin à faire à ce sujet là. Nous devons encore nous battre pour que les hommes laissent la place aux femmes.

Je suis comme nous toutes, je ne suis pas pour les quotas. Personne n’a envie de faire partie d’un quota, ce n'est pas valorisant et ce n'est pas à la hauteur des compétences des femmes.

Mais je pense que c'est vraiment ce qui a pu changer le monde politique. Si on n’avait pas aujourd'hui des quotas qui obligent la parité à 50 %, on serait toujours à 25% de femmes, pas plus. Donc je pense que parfois, il faut savoir brusquer un peu le système, faire de la discrimination positive parce que c'est ça qui fait changer les choses.

Eduquer dès l’école

Les parents de petites filles et les professeurs d'école doivent ouvrir le champ des possibles. On peut faire tout ce que l'on veut selon nos goûts, nos envies et nos compétences. C’est vital car les filles ont des meilleures notes à l'école mais on les retrouve beaucoup moins dans les filières scientifiques. Donc on doit travailler durement pour changer ça.

Casser le plafond de verre

Une fois les femmes arrivées en entreprise, il y a une deuxième étape à franchir, c’est le plafond de verre. Il peut être fixé par l’entreprise, mais aussi auto-fixé, imposé par la femme qui pense qu'elle n’a pas les compétences, qu’elle n’est pas assez âgée…Ce plafond de verre il faut le casser !

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