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Nice : Cette crise sanitaire et économique ne doit pas rimer avec humanitaire
Par Sanya Maignal publié le 17 AVR 2020 à 09:33
Si la crise sanitaire est néfaste pour l'économie et les entreprises, le confinement mine l'organisation des salariés qu'ils soient sur le terrain, en télétravail ou en chômage technique. Comment aller travailler sereinement quand on a des enfants à la maison, des seniors dont on ne peut plus s'occuper ou une ambiance voire le stress qui attaquent la paix à la maison ? La Ville de Nice met en place nombre de services pour simplifier la vie.

Si dès l'annonce des mesures de confinement, l’Éducation Nationale a ouvert certaines écoles pour accueillir les enfants dont les parents continuaient à se rendre à leur lieu de travail, la Ville de Nice a décidé d'ouvrir ses centres aérés et d'animation pour offrir davantage de places et de qualité.

Au début les places étaient réservées aux enfants des personnels soignants, des pompiers, des polices, personnels de la mobilité, rapidement le dispositif s'est élargi à l'accueil des enfants des personnels des commerces alimentaires.

Confier son enfant aux animateurs de la ville qui travaillent en tout petits groupes sur des activités culturelles et sportives tout en respectant les gestes barrières c'est partir travailler sereinement.

Le service est entièrement gratuit et la douzaine de centres pouvant accueillir chacun une dizaine d'enfants restent ouverts pendant les vacances de Pâques. Un souci en moins pour ceux qui travaillent.

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Prendre en charge les personnes fragiles

Le deuxième volet concerne tous ceux dont on ne peut plus s'occuper à l'heure du confinement : seniors, personnes isolées, handicapées ou malades. Dès le début du confinement la réserve civile cours au secours des personnes fragiles et livre des courses et médicaments à 30 personnes par jour pour la première semaine.

Les besoins devenant de plus en plus importants, le service prend rapidement de l'ampleur.

Aujourd'hui une centaine d'agents (70 municipaux et 30 bénévoles, majoritairement étudiants) prennent en charge l'approvisionnement de cette population fragile et tellement nombreuse de la capitale azuréenne.

La plate-forme désormais gérée par la ville reçoit aujourd'hui 230 appels par jour et traite 90 livraisons, bientôt une centaine.

Protéger des émotions, expression et gestes violents

Penser à tout et anticiper... ne pas oublier que le confinement est un terrain fertile pour des expressions et émotions qui peuvent prendre une direction et ampleur autres qu'en temps normal, allant jusqu'aux violences, violences conjugales ! En plus des mesures nationales (numéros de téléphones dédiés aux femmes battues, plate-formes de surveillance et pharmacies-relais), Nice met en place une quinzaine de bornes d'urgences (une centaine en projet).

Installées sur les artères principales, elles permettent aux victimes des violences et agressions de se manifester et être rapidement secourues et prises en charge.

Parce que la crise sanitaire rime avec crise économique et humanitaire la ville de Nice met en place d'autres actions – centres d'accueil d'urgence, téléconsultations, masques pour tous... - pour que les conséquences et séquelles soient les moindres possibles.

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